mercredi 19 septembre 2012

Deux coeurs pour un seul être...


Une fin du monde naquit, désespoir, tristesse,
Des âmes tourmentées, pleurant dans la détresse.
Des déserts de larmes déchirèrent les liens et les tresses,
Dans tous les cœurs se créa une violente sécheresse.

Et malgré cette désolation, aigre et agressive,
Deux êtres continuaient de braver les siroccos.
Leur union, combattait cette rancœur répressive,
Recréant de jour en jour, leur champs de coquelicot.

Un lien invisible les rapprochait, solide, éternel.
Si l'un trébuchait, l'autre le rattrapait avec douceur,
Aucun obstacle, ne pouvait créer leur malheur.
Et cette alchimie des âmes, perdurait, intemporelle.

Leurs regards se complétaient, leurs voix se liaient.
Un doux et léger halo de plumes les protégeait,
De confiance, de paix et d'amour, il était érigé.
Dans un ciel d'étoiles luisantes, leurs sourires brillaient.

Cette alliance se matérialisa sous forme d'un arbre,
Immense et puissant, survivant à chaque hiver,
Donnant naissance à des fruits, à un Univers.
Leurs noms furent gravés dans une plaque de marbre.

Le jour de leur mort, leurs mains se lièrent,
Les arbres se couvrirent d'un protecteur lierre.
Se collant l'un à l'autre, un seul être ils formèrent.
Et leurs corps une fois unis, se cristallisèrent. 

jeudi 16 août 2012

Construisons un avenir..


Une plaine s'est construite sur ce monde plat. Les sons y étaient avant comme des glas.
Mais non, c'est fini. Les idées noires sont parties, elles ont été chassées, balayées. 
 Nous y avons installé de la douceur, des draps, des parfums, nos pensées. 
 Oui, nos. Cela nous appartient. le monde était un terrain de jeu, sans règle, sans attache. 
Mais maintenant. Nous avons notre vie. Constitué de la tienne et de la mienne. 

 C'est une étape. La construction. Des jours, des semaines, des mois, des années, à créer sur le long terme. 
 Nos mains se sont cherchées, se sont trouvées, elle se sont liées et ne se dénoueront plus jamais. 
 Une éternité, une vie, peut-être même plusieurs. Quelle différence ? Je pourrais vivre des siècles avec toi. 
 Si le parfum que je respire reste le même toute ma vie, peu m'importe. 
 Si la peau que je câline reste toujours la même toute ma vie, peu m'importe. 
 D'ailleurs, si tu restes la même pendant notre vie, peu m'importe. 
 Pourquoi ? Pourquoi tu penses avoir des défauts, pourquoi me demandes tu si je les accepte. Pourquoi me demandes tu si te te trouve insupportable ?

 Il n'y a qu'une seule explication à tout cela. Je t'aime. Tenir à toi est un cadeau que l'on m'a fait. 

 Tu pourrais me dire que " Tu es ce que tu es " et que cela serait un défaut. Mais ça serait une erreur. Et la seule réponse à cela serait de te couper la parole en t'embrassant. 
 Il ne serait pas nécessaire que tu te vexes, non. Je ne peux pas te laisser dire que tu as plein de défauts. Et je comprends que désormais, tu m'interdises de le dire pour moi-même. Nous sommes Notre Perfection réciproquement. Nos défauts, sont ce qui nous constitue. 

 Et te passer une dague au doigt, ne serait que la juste et meilleure façon de te prouver que c'est Toi. 
L'Etre Unique, qui partagera ma vie. Qui sera ma Moitié. 

 Toi. Claire. Que j'aime. 

jeudi 5 juillet 2012

Marsgate Project




 Tous sont agglutinés autour de moi. Ces villes, surpeuplées, cruelles, emplies de nos craintes. Depuis des mois, cette angoisse rôdant dans ma vie me paralysait totalement. Ma situation financière était un échec, j'étais un consommateur. Je n'avais rien demandé à personne. Cependant je rêvais souvent de la même chose, si je pouvais changer ma vie, ne plus vivre dans ces flux constants de population. J'étais algoraphobe surement oui.


 Je m'appelais Vayn, Vayn Auberlaw. Je suis agé de 37 cycles de vie. Je vis dans un appartement central de New York. Je fais partie de cette génération d'hommes qui a du affronter les terribles affrontements de la guerre d'Irak. Nous étions des pions. Innocents, presque inconscients. Sans vomir de mon propre passé, je ne peux m'y résoudre, j'ai tué des civils, qui eux non plus tout comme moi, n'avaient rien choisi. J'avais là dessus une théorie.
 Les hommes sont faits pour être gouvernés, une fois dominés nous devenons des pions sur un échiquier géant. Cependant certains pions sont plus puissants que d'autres. Je faisais entre autre partie de cette élite, que l'on armait grâce aux impôts, que l'on nourrissait de chair humaine. Les pions "bénéficiaient" d'un salaire, d'une soi-disante protection.

 Il arrivait que des hommes comme quoi, finissaient par regretter, d'être identifiés comme n'importe qui, cela nous dérangeait. Nus critiquions nos systèmes, rêvions de quitter cette planète. Mais cela ne se pouvait pas. Nous finirions asphyxiés ici, dans les décombres des sociétés idéales, elles-mêmes noyées par la consommation de masse.


 Parfois, je me protégeais d'une large veste de cuir, et partais sillonner la ville. Le brouhaha incessant, les voitures, les populations, diverses et variées. Le ciel devenait illisible, les panneaux publicitaires paraissaient lointains. Je scrutais toujours à l’affût, les ombres dans les ruelles mal éclairées, les visages mécontents de millions de consommateurs. Plus de croyance, plus de rêve, rien. Nous ne nous attachions à plus rien d'impossible, d'irréalisable, l'humain blasé de toute cette illusion.
 Les affiches défilaient devant moi. Sans y porter attention, je fus cependant attiré par l'une d'elle.

"Vous rêvez de vivre loin des autres, vous voulez créer, rêver et découvrir ? -- Projet Marsgate".

 Marsgate... ? Marsgate... ? Qu'était-ce cela encore... Une illusion, un mensonge. J'étais avisé. On ne pouvait plus m'y prendre. J'avais grandi dans une société qui piège et blesse. Le doute m'envahissait. Mes rêves, mes désirs de changements. Et si était-ce vrai ? Marsgate... Un projet aérospatial, ouvert à tous ? Cela me gênait, depuis quand les gens communs y avaient-ils droit ? L'adresse du bas de l'affiche était celle d'une très grande agence de recrutement en tous genres, dont nous nous servions depuis longtemps désormais : armée, travail, rencontre amoureuse. Et maintenant aérospatiale ?

 Pourquoi pas après tout. Je m'ennuyais. Les bus m'y amèneraient.
 Le bâtiment qui abritait ce service, était un ancien Colisée, créé par le président de cette fondation. Un riche, qui préféra dans le temps délocaliser des populations et des entreprises pour s'enrichir, quitte à faire mourir de faim et d'usure ses employés, ce mec était une ordure. Une brune en tenue trop serrée tenait l’accueil. Un sourire faux, une chemise vulgaire, celle qui "emballe" les employés modèles, les pires de tous. Une voix toute aussi désagréable. Ses yeux fatigués, témoignent du nombre d'heures supplémentaires qu'elle doit avaler pour pouvoir vivre.

 Elle me demande pourquoi je viens. Je lui parle de l'affiche, elle se passe les mains dans les cheveux, et m'indique une pièce située dans un étage de la bâtisse. Je frappe, j'entre. Deux hommes en noir attendaient les bras croisés, ceux que l'on nommait gorilles à l'armée. Aucun mot ne se dit, l'atmosphère se tend, le silence règne. Alors que mon regard reste fixé sur ces deux armoires à glace, une voix mielleuse m'interpelle. Un homme est assis derrière un bureau. Le presse papier de la boîte. Comparé aux deux autres, celui-ci est ridicule. Il me fait signe de m'asseoir, me demande de montrer mes papiers.

 Je tire mon portefeuille de ma poche, en sors mes papiers de militaire, mon relevé d'identité. Lui tends.
Il les examine lentement :
" Militaire ? Lance-t-il.
- En effet. Lui répondis-je.
- Vous avez...
- Tué des personnes ? Oui, l'Irak ce n'était pas un jeu, ou alors juste pour les médias, pas pour nous.
- Hmmm. Vous vivez seul, marié ?
- Je vis en couple. Avec mon chat, Miko.
- Sérieusement ? Vous êtes donc seul. Il regarde mon relevé identitaire. Bel appartement.
- Oui l'armée vous couvre les mains de sang et l'âme de troubles, mais votre banque elle, ne souffre pas.
- Vous faîtes preuve de culot. Me lache-t-il.
- Esprit. Lui rétorquais-je.
- Pardon ?
- Je fais preuve d'esprit, pas de culot.
- Vous êtes ici pour le Projet Marsgate ?
- Oui."

 Il a cessé de parler; arrêté de poser des questions stupides. Il m'a tendu une gerbe de papier. Et m'a proposé de passer quelques test physiques.
 Une fois passés, on m'a dit de rentrer chez moi. Et d'attendre. Attendre, toujours attendre.

 Quatre mois ont passé, pas de nouvelles, rien. Cela devait être un canular, les affiches avaient été retiré les semaines d'après. Voilà ce que c'est de se faire avoir. Les heures passent, comme chaque jour, l'ennui devient mortel, je risque de finir pendu devant Miko. Le courrier arrive. Ma dose d’adrénaline quotidienne. Et dans cette lassitude perpétuelle. Une lettre rouge. L'intitulé : "PM".

 L'enveloppe contenait une liste d'instructions. Le Projet Marsgate venait d'être lancé. Le dernier décollage terrien. Surtout le premier pour moi. On nous indiquait de prendre un avion pour Boston. La NASA.

 Le projet nous avait été expliqué en vol. En vue des crises sociales et économiques prévues, des directives avaient été prises. Peupler des planètes voisine à la notre. Mais Mars pensais-je... Il n'y a pas d'eau, pas d'atmosphère...
 L'apprendre ainsi, m'a fait comme si l'on venait de me dire que l'on allait abandonner une race. Ce n'était pas nous, mais les terriens qui seraient laissés en arrière. Mais pourquoi ?

 Comme à chaque complot, une minorité d'individus était prévenue, les autres seraient sacrifiés. J'avais subi ceci pour la Guerre. Cependant cette date-là je faisais partie de la minorité. Nous serions le noyau de ce changement. Le Projet Marsgate... Qu'est ce que cela voulait-il dire ? Serions nous amenés à voir les autres s'éteindre. . .



jeudi 7 juin 2012

Notre douce Mélodie...


Quand nous entrons dans cet espace, tous les bruits extérieurs s'arrêtent. Un silence et un calme apaisant règnent. Dans cette zone confinée, protégée et précieuse. Nous y sommes les Maîtres... Rien que toi. Rien que moi. Rien que Nous.

 Cet espace, à la protection invincible... Notre Bulle. Elle nous appartient nous la constituons de ce que nous voulons. C'est une alliance supplémentaire, que nous ne portons pas comme une alliance au doigt, mais comme un joyau au coeur.

 Précieuse, car jamais, cette bulle nous ne la céderons. Elle est à nous. C'est notre domaine, notre Monde, le fruit de nos volontés. Nos goûts, nos joies, nos passions, nos combats. Tout la forge. Elle devient notre arme contre l'extérieur. Autant qu'elle devient les draps qui accueillent notre amour et nos caresses.

 Nous y associons ces mélodies... L'Ode au lever du soleil, lorsque tes yeux s'illuminent pour allumer les miens. A la Sérénade de la douceur, lorsque mes doigts font frémir ta peau tendre. Le Boléro de nos baisers, qui détruit ce qui nous entoure, qui nous élève dans nos Cieux. Le Requiem des nuages gris, qui dissipe, aidé de nos sourires, les nuages qui ternissent notre ciel rempli de nos Etoiles. Le Glas tendre de nos deux chairs l'une liée à l'autre...

 Toutes ces mélodies, nous les concevons, nous les créons comme nous les entendons. Main dans la main. Lèvres contre lèvres. Tous comme si nous le souhaitions, nous détruirions le Monde qui nous entoure, pour ne vivre que dans notre Bulle. Une Bulle sans limite.

 Celle que nous mettons en place, lorsque tu demandes à mon coeur de rester, même si il ne serait jamais parti... Comme lorsque mon coeur brave les interdits pour pouvoir s'apaiser contre le tien. Cette Bulle que nous  agrandissons jour en jour. Que nous agrémentons désormais, de cet Amour fort, Invincible. De cette Complicité naissante.

 Nous sommes devenus les Maîtres de nos vies, les Dieux de notre Monde. Je veux ta main à jamais. Je veux ton âme à toujours. Nos Yeux se dresseront face aux Obstacles qui viendront face à nous.

 Ta Colère et ma Haine feront résonner du centre de nos âmes des mélodies tiraillantes.
Ton Rire et ma Joie, dissiperont par des sifflements stridents les attaques que l'on nous attentera.
 Nos Amours, liés l'un à l'autre, faisant émaner du ciel, les voix qui s'écraseront tels des Dragons sur nos doutes.


 Je doute, je t'offre cette Mélodie, ainsi que mon Coeur, qui l'a composé pour nous... Mon Amour... Ma Claire.

jeudi 31 mai 2012

Ses canines immaculées.


Alors que la nuit sans fond m'englobait depuis des jours, des semaines, des mois, peut-être même des années... Je cherchais encore et encore une lumière. Celle qui éclairerait mon chemin.

 Dans ce désert obscur, sans mur, sans repère, mes yeux aveuglés par cette pénombre ne pouvaient plus me guider, je me perdais, de plus en plus, jour en jour. M'enfonçant dans cette noirceur, sans odeur, ni bruit. Mes pas étaient lents, usés, fatigués, déstabilisés.

 Le sable glacial glissait entre mes orteils. Comme mon sang coulait de mon bras droit. Ma tunique noire, absorbait le vent, pour me ralentir dans cette marche incertaine, vers une destination dont j'ignorais tout. Le vent froid de cette Abysse commençait à hurler, renfermant les troubles d'un million d'âmes.

 Ce hurlement se confrontait à ma haine, à ma peur, à mon angoisse, qui s'élevaient autour de moi, comme un mur, me protégeant et ripostant à quiconque s'approcherait de moi... Si, il s'avérait que bien sûr, il y eut quelqu'un dans ce désert...

 Mes ailes lourdes, traînaient encore et toujours derrière moi. Je manquais à chaque foulée de marcher sur ma tunique sombre comme ma colère. Je dépliais violemment mes ailes, longues, majestueuses. Puis en m'élançant, je décollais du sol, sans voir vers où je me dirigeais.

 Chaque battement, soulevait d'épais nuages de sable, qui voletait. J'accélérais par moment, courant sur quelques mètres, pour reprendre de suite mon envol. J’étais le Dieu de ce Monde. J'étais seul, mais j'étais le Roi.

 Tandis que je volais... J'apercevais des perles dorées, et des feuilles d'or dans mon champs de vision. Elles brûlaient avant de me toucher. Je progressais toujours plus vite, déchirant le vent et l'air sur mon passage. Un son de clochette résonna.

 Je me stoppais net, enfonçant mes pieds dans le sable. Je voyais toujours cette nuit intégrale, et j'entendais toujours cette clochette. Puis, le vent s'arrêta. Un bruissement de plumes se fit entendre. Faisant apparaître ma lame d'Ombre dans ma main, je me postais aux aguets, de où, de quoi, face à quyi, je n'en savais rien.

 "Tu vas faire mal à quelqu'un." Murmura une voix. Je ne rêvais pas. "Tu n'es plus seul, jeune Dieu." Dit-elle. Une présence tourna autour de moi, quelques minutes, puis je ne la sentis plus.
 "Cela doit-être dur d'être aveuglé par son Monde." Lança la voix face à moi. Une main brûlante toucha mon bras, et je la vis enfin. Une paire d'ailes d'Or. Des yeux aussi marrons qu'un éclat d'ébène, des crocs blancs et brillants. Une chevelure aussi lumineuse que ses ailes. Elle battit des ailes et se rapprocha de moi, pour m'étreindre.

 Elle posa ses lèvres sur les miennes et me dit... "Ton cauchemar est fini Dieu de la Mort."

mardi 29 mai 2012

Ses griffes pourpres.

 A quoi bon être Roi, à quoi bon posséder un pouvoir suprême. Lorsque l'on est seul. Régner sur sa haine, sa solitude, sur la tristesse qui nous ronge l'âme, si âme encore existe. Vivre pour mourir, et mourir pour vivre éternellement.

 Je pensais encore à cet enfant des Etoiles. Il n'avait rien d'enviable. Ses rêves l'épuiseraient, son visage se viderait de vie. Sa naïveté, sa confiance, tout, tout le terrasserait. Son destin, il le suivait, même si il ne le connaissait pas, même si il ignorait tout.

 Ces étoiles qui le contemplaient, qui l'illuminaient, elles avaient sa vie entre leurs doigts. Il s'était livré. Il croyait en l'espoir, en ce caractère démesuré. Ses doutes inconscients, cette plaie infernale. Il avait besoin d'une chaleur sans limite, pouvant même venir de l'être le plus glacial, le plus distant. Rien n'était pareil pour lui. Il ne comprenait surement rien. Il interprétait peut-être tout... Mal.

 J'essayais d'imaginer ce que lui pensait... Et j'y arrivais. Car avant de posséder cette tenue de Roi errant, avant d'obtenir ces deux ailes sombres, ces griffes pourpres et ces dents de carnassier... J'étais ce Prince du rêve.

 Je ne regrette pas mes rêves, ni mes étoiles, mais du comment ai-je pu te perdre. Car si deviens ce Dieu de la mort, c'est que ton coeur ne bat plus près du mien. Que mes rêves sont dénués de sens si tu n'es pas dedans. Et que mes cauchemars ne sont que réalité car je ne sais plus comment te plaire.

 J'ai perdu ma naïveté, j'ai désormais une maladresse sans limite... Jusqu'à ce que tes punitions sanctionnent mes crimes. Mon manque au devoir.

 J'ai beau m'enrouler dans cette tenue sombre. Qui n'est là que parce que je regrette. Je reste celui éveillé par le rêve, qui espère et qui continuera d'espérer tant que tu seras là. Je t'aime, toi, fée insaisissable. Toi qui m’apparaît toujours. Je crée des doutes car j'ai peur, que j'ai besoin que tu lèves l'obscurité sur ce que je ne sais pas... J'aimerais tant l'apprendre de tes lèvres, que de l'apprendre par des conclusions ou des mots lacérants. Je serais patient et curieux.


 N'oublie pas, que malgré ma complexité, ma maladresse. Je n'aime que toi. Petite Blonde aux yeux d'Ombre, qui noie mon âme de ce poison délicieux, de ce bonheur...

lundi 28 mai 2012

La Mer de l'Ombre

 Les souffles ne comptent plus. Les dunes ne comptent plus. Le courroux. Ce coeur secondaire. Qui inonde l'âme du sang haineux. Les mains tremblantes...

 Le fantôme trépasse une fois de plus. Il se retrouve seul. Loin des rêves, loin de la chaleur. Ses ailes noires sont dépliées. Il est Roi de son Monde. De sa tristesse.

 La juste sanction pour celui qui a cru, cet enfant du rêve naif et rêveur, a perdu ses plumes lumineuses pour laisser pousser la nuit à paire d'aile.

  La voie céleste qui était sa source de lumière vient de mourir, de s'éteindre. Dans sa main gelée, vient d'apparaître la lame noire. Celle qui traverse les coeurs perdus et les âmes en peine. Ses larmes au gout salé, vont se perdre dans cette mer de sable.

 Il le voit, ce fantôme, qui abreuve sa tristesse et sa colère. Ses crocs rêvent de le déchirer, ses mains de le frapper sans retenue... Dans ce désert, le vent souffla une dernière fois. Les ailes de la Peur... Le sourire de la Honte... La violence du Perdant.


 Je remettrais une dernière fois, ce masque de chair, qui m'a emmené ici. On peut toujours combattre le feu... Par le feu...