lundi 3 mars 2014

Les plaines de Lune


 C'est sur cette plaine argentée, que le vent soufflait, sans jamais s'estomper.
La crinière dans la brise, le loup rôde, il se laisse guider, parmi les fleurs parfumées.
 Sous ses pas, elles se courbent mais ne rompent pas, elles se redressent,
Oubliant la marche silencieuse de l'animal, l'interprétant comme une simple caresse.

 Au loin, le soleil timide frappait de ses rayons l'orée d'une forêt endormie,
Un tapis de feuilles, qui murmurait quelques chants oubliés, quelques brimades,
Comme si la sylve se plaignait, dans un ultime râle, par le biais de toutes les dryades,
 Chassant à l'aide de toutes les racines, le mal qui la rongeait, ce discret ennemi.

Le poison coulant dans ses veines, comme une incurable peine,
 L'infini combat de cet être perdu, pourchassant sa propre ombre,
Ce paria, inébranlable, inépuisable, guidé par son incontrôlable haine,
 Traquant sa proie, au gré du vent, se faufilant entre chaque zone sombre.


 Le rythme se rompt, la symphonie lumineuse se tait. Le vent s'est apaisé et deux silhouettes dansent dans une clairière. Le temps s'est lui aussi arrêté. Seule la frénésie des fétiches animent les bois.
  Dans des habits aux couleurs de l’automne, ils embrasent les feuilles mortes sous leurs mouvements déstructurés. Eux-mêmes guidés par une folie joviale, illuminés par la chaleur de quelques rayons de soleil frappant ce bosquet.

 Leur danse se stoppa. Leurs yeux se figèrent. Une forme majestueuse, presque brutale s’immisça dans la clairière. Les ombres disparurent. La parure boisée d'un cerf gigantesque apparut. Les fétiches restèrent immobiles, le roi de la foret, dont les pas faisait verdir l'herbe transperçait la folie de ces lieux. Sa fierté avait terni les rayons du soleil jusqu'à présent omniprésent dans le bosquet. Le cerf avançait, comme si la danse folle des deux esprits de la forêt lui était indifférente. Derrière lui, les fleurs poussaient, les oiseaux s'amassaient sur ses bois, le calme des bois chantait. Mais sa marche lente n'était qu'une mélodie dont on a censuré la symphonie.

 Loin de là, un éclat d'argent tout aussi grand courait, à en perdre haleine. Le vent soufflait en sa faveur, le poussant au delà des canyons et des précipices, lui faisant dévaler pentes et monts. La nuit courait avec lui, les étoiles éclairaient sa course effrénée, tel une lame, il s'enfonçait à travers les fourrées les plus épaisses comme si celles ci n'existaient pas. Les ruisseaux lui murmuraient la direction de la forêt. Ses yeux bleus ne le trompaient jamais, il le voyait, cet animal majestueux, maître des forêts, avec qui il allait s'entretenir, son museau décelait de plus en plus l'odeur des fleurs fraîchement écloses, ses oreilles entendait cette mélodie sourde. Les montagnes le soulevaient.

jeudi 27 février 2014

Loups et images nocturnes...


Nuit et insomnie. Poésie et écriture des heures perdues. Je dois être un loup errant. Qui rode sur la crête d'une montagne. Traquant du regard les cimes tremblantes des arbres et des idées qui sommeillent et volètent au gré d'un vent qui change chaque seconde de notre vie. La lune murmure des pensées, illumine nos pas, malgré que tous les matins. Le soleil lui vole la vedette.

 Plus chaud. Plus rassurant, mais plus trompeur. Là où la lune est conseillée et assistée par des milliards d'étoiles dans ses murmures, le soleil pense assurer a lui seul la lumière et la chaleur, mais les nuages eux, voilant le Soleil, nous rappellent que vouloir briller seul est un chemin de solitude qui mène dans un mur d'ombres. La lune elle connait aussi les nuages mais même lorsque que nous ne la voyons pas, elle nous envoie des rêves pour nous rappeler sa présence.

Les loups sont nombreux. Mais toujours éparpillés. Leurs chants illuminent les nuits sombres ou claires. Transmis par le souffle du vent, par l'éclat de la lune sur leur pelage, par l'errance qui nous rappelle combien la vie de groupe et la proximité de proches peut être rassurante. Et vous pendant que vous dormez, je souffle sur les forêts d'idées. Que je divulguerais.

 Comme un loup errant, transportant entre ses griffes le pollen des fleurs des montagnes, les transplantant d'un versant a l'autre. Comme une suite de mots assemblés vagabondant. D'un premier esprit a d'autres esprits... Premier essai. D'une longue série.  

jeudi 19 septembre 2013

La pagaille...


 Tu l'as dit, tu l'as constaté, tu l'as subit, tu le vis, tu l'as exprimé, tu me l'as montré, nous en souffrons car oui le Nous réside toujours et perdure au fond de moi.


 Ces derniers temps, tout s’est accéléré dans ce qui m'entourait. C'est la pagaille, un tourbillon de choses, d'actes, de faits,d e ressentis, qui se répercutent dans tout mon corps, dans ma tête, qui sature, qui saigne, qui pleure. J'étais le prince des étoiles, le roi de la solitude, j'avais dans chaque main un fil, qui me conduisait d'impasse en impasse, d'opposé à opposé. J'ai tenu les deux. Les tendant au plus possible, sentant ma peau et mes ligaments éclater, puis fondre. Mes bras se sont arrachés, je me suis écrasé dans un vide désertique et spatiale. Perdue dans un désert lacté. Je m'y suis perdu, et je n'avais plus mon Soleil pour m'éclairer.

 Pour me guider, me rattraper, recoller les morceaux de moi égarés un peu partout.

 Il y a de cela quelques mois tu m'as reproché d'être volage, d'être lâche, d'être ignoble, cruel. De te tromper, de te mentir, de t'éloigner de ma vie. De tuer le Nous de l'intérieur. Nous avons déjà eu tellement de discussions à propos de cela. Tu en connais ma version, tu ne l'aimes pas, elle te paraît suspicieuse, un mensonge de plus, à accrocher à une longue liste que tu penses être constituée de mensonges.

 J'ai tout lâché, j'en pouvais plus. J'ai perdu mes envies, mes espoirs, je me suis investi dans un travail, dans une voie, un peu aveuglément. J'ai cru en cette magie. Mais dans ce cas là, pourquoi la cuisine, pourquoi pas l'infographie. J'en sais rien. J'avais tous les couteaux de mon entourage sous la gorge. J'ai été la cible.

 Pression insupportable, que mes parents me rappelaient sans cesse. Que tu soulignais, que je foutais rien. Que j'étais un lewis 2. Que je valais pas grand chose. Ma main s'est tendue sous la force d'un fil trop important trop douloureux, trop violent pour que j'arrive à le maintenir.

 Conscience Lourde. Pesante, responsabilité par ci, responsabilité par là. Toi, moi, Nous. Eux, les parents, les sœurs, les amis, mes envies. Mon échappatoire, ma détente, ma déperdition. Mon autodestruction. Mon choix aveugle,

 Mes bras ont éclaté, j'ai rampé dans le travail, pour gagner une chose sans goût, mais importante pour tellement de personnes dans mon entourage. Que mes parents cautionnaient, que tu cautionnais. Qui donne de l'importance, du crédit. Me voilà riche, je suis crésus, issu d'un foetus mal formé, tout seul, perdu, abandonné, un solo gus. J'ai ma perte et mon fric. Si futile au final. J'ai gagné de l'argent, j'ai perdu tout le reste.

 Volage ? Volage dans la connerie oui. Mon cerveau se perd dans tellement de merdes, drogue, jeu, clope, alcool, grandes lettres, grands mots, sombres délires. J'ai été un pauvre abruti, j'ai surement fait pas mal de conneries pour un être humain du même age que moi. Mais j'ai jamais osé regarder ailleurs. J'ai jamais osé insulter ma famille, j'ai jamais pensé à faire un génocide. J'ai jamais assassiné gratuitement et en face une personne innocente. Ils sont gros, gras, juifs, cons, riches, pauvres, illettrés, sur diplomés, patrons, esclaves, cocus ou traîtres. Je pensais pouvoir te partager ma vision terrible et médiocre du monde. Mais j'en fais stupidement partie.

 Mais tout ça c'est pas important, ce n'est que le contexte. Le truc qui héberge mon enveloppe charnelle. Il est plus important de parler de là, maintenant. Du moment que nous vivons, ou que nous subissons, j'ai peu l'impression de le vivre totalement, mais je n'irais pas jusqu'à dire que je ne me conforte pas dans ma crasse. Imbécile heureux, attentif malheureux. J'aurais du tout laisser filer pour L. J'aurais du te faire une seule fois la remarque et me terrer ensuite. Etre passif fonctionne, on oublie, on ferme les yeux, on se ment. On ment aussi. J'aurais du le faire. Si nous pouvions revenir en arrière je le ferais. Réellement. Quite à revivre deux fois les mêmes jours. Au moins je pourrais rattraper cela. Ce petit élément, cette connaissance, qui du jour au lendemain a transformé jour en nuit et rêve en cauchemar. Comment un petit être humain peut-il avoir tant d'effet. "Mais ce mec c'est personne bordel". En effet, il n'est rien, a croire que j'ai pu y etre sensible, comme si c'était un élément trop utile de ma vie. A croire qu'en organisation et sélection, je suis le roi des mauvais choix.

 Ca c'est le point de chute, le départ et en même temps la fin. Le pauvre innocent a sombré. "Prends une clope;-Non vraiment pas, je fume pas;- Allez ça te soulagera peut-être" Quelle belle merde. Je suis entouré de gens qui tuent leurs problèmes avec ce truc cylindrique. Qui se mentent, qui croient encore régler les trucs, mais ne font qu'enfoncer le clou, pour que lorsque l'on puisse enfin le retirer sereinement, il reste bloqué. J'ai cru à un échappatoire, j'ai tout essayé, no life, alccolique, fumeur. A crorie que tout réuni, j'arrive même pas à sortir la tête de ma crasse.
 Je croyais en toi, je crois encore en toi, mais maintenant que j'ai fait tout ce que tu voulais, j'me retrouve paumé et je t'ai encore moins qu'avant. Quelle merde, mais vraiment, pourquoi ? J'ai tout posé. Le cadre, le contexte, le sujet. Il fallait continuer à vivre à distance le Nous ? Tu as toujorus cru aux mots mais jamais à moi. Le truc normal, basique, je ne sais pas comment tu me vois derrière mes mots. En tout cas, tu étais partagée : coulant "mais lâche-moi, pas touche !" romantique " Tu sais que je t'aime, toi ?", abruti " XD", traître "Pourquoi tu ne me réponds pas ? Pourquoi parles tu à tes exs ? Pourquoi tu leur souhaites du bonheur et rien à moi ?" absent, disparu, lâcheur "Je te laisse, bye."

 Je dis merde à tout ça. J'ai été le plus désireux des petits copains, et le plus frustré en même temps. Rappelle toi de tous les vents, de tous les "Lâche moi y'a plein de gens autour de nous", de tout ce ramassis de refoulements. De cet aspect repoussant que je supportais. Toi c'est le tabac froid qui te refoule, moi c'est l'attention que tu donnais à tout ce qui nous entourait et rien à moi qui me faisait brûler de fureur. Combien de fois tu m'as laissé repartir sans rien avec que des mots durs en tête. Pour te voir aujourd'hui rancunière, dégoutée de mon "attitude" impardonnable, j'ai fait quoi de mal hormis être hyper patient, jusqu'à ce que tout éclate. Tu le remarquais, tu le soulignais "Je sais pas comment tu fais ?" En effet, tu avais raison, là dessus nous nous opposons, j'ai su pardonner sans te le dire, un millier de fois, mais moi, la moindre erreur est une faute passible de peine de mort, je sais que plusieurs fois dans ta tête tu rêvais de m'assassiner, de me dépouiller, de me tromper en face de toi. Et si tu ne l'as jamais pensé une seule fois, bah tu peux désormais imaginer ce que j'ai vécu, en faisant des efforts toujours et encore alors que rien ne te fera jamais oublier, le jour de notre mariage, le jour où mon cancer du poumon se montrera, le jour où un de nos enfants reviendra en larmes, en disant être cocu, sauf que si tu avais tout vu, tu aurais constaté la chose suivante : Mais en fait, il ne s'est rien passé ?

 Je suis un employé serviable, lèche cul, planqué, à l'heure, bien peigné, bien pensant, pas enculé, ni jugeant. Le parfait connard. Tu as voulu que je le devienne. Tu le sais. Tu m'as demandé de faire quelque chose de ma vie, d'avoir un appart, de grandir. Encore une fois, j'ai réagi au quart de tour, j'me suis barré de chez moi, j'ai dit à mes parents que ça ne pouvait plus durer, j'ai trouvé un taff, deux en même temps même. Qui le peut avec un Cv vierge ? Qui le peut en étant au pied du mur avec son seul Soleil qui s'enfuit, qui le renie ? Qui le peut en quittant un rythme de 20h par jour sur jeu vidéo ? Qui le peut en pardonnant ce qu'il peut pardonner à celle qu'il aime le plus ? Oui je fais mon calimero, mais je te promets que tu m'as mis devant une échelle en me montrant du doigt la lune et en me demandant de me débrouiller pour la ramener sur terre. Je l'ai fait, j'ai remué mes tripes, j'en suis devenu fou, et en échange. Des remords, des colères, des reproches, de la rancune, une image dégueulasse dans ton entourage. Je ne suis qu'un gaucho, fumeur, geek, mais qui bosse comme un nègre. Un pelos dénué de sérieux, qui explose les scores d'entrée quand il le faut. Qui se montre présent quand il le faut. Qui au lieu d'ouvrir les portes, éclate les murs. J'aime la difficulté, le challenge, j'aime donner bonne impression, mais je ne sais plus quoi faire pour te faire plaisir, pour te montrer que je ne cesse de me surpasser pour toi. Quand je fais un truc, ce n'est pas suffisant "Tant pis pour moi, j'attendrais ta fin de game", "Tant pis pour moi, je comprends que tu veuilles voir tes amis" "Je veux pas t'ennuyer alors, bye.".

 J'ai été tout pour toi, le plus romantique des amants, le plus persévérant, la pire merde, le pire connard, "Tayler tu es la pire chose qu'il me soit jamais arrivée". Mais ça, autant que je le comprenais quand tu dis être dégoûtée de mon attitude envers les autres, je comprends pas que tu ne te sois jamais dite que je t'avais jamais descendu gratuitement. J'ai jamais été méchant envers toi, parfois c'est vrai, je suis un peu défaitiste, pas motivé. Mais est-ce réellement ce que tu retiens de moi ? Que ce que tu retiens de moi ? Que je ne fais plus de surprises ? Que je pue le tabac ? Que je regarde partout ?
 Je suis pas un chien ma bite pense pas à ma place, il faut le dire comme c'est. Plus de surprises ? Ou alors juste pas de place pour en faire ? Je peux pas venir te chercher sans te le dire parce que tu as : conduite, grand-mère, meilleur ami, migraine. Je ne peux plus te surprendre par moi même ? Tu me connais par coeur. Parfois tu me juges trop vite, mais ça je le comprends. Je suis le roi pour cracher à l'aveugle sur des personnes extérieures. Mais pourquoi moi ? Suis-je extérieur ? Suis-je malhonnête ?
 Je sais qu'à ça tu penseras au jour où je t'ai dit : Je la désire, blablabla, etc. Bah oui, les mensonges existent, mais si je l'ai dit, j'avais une raison, et jamais je ne te la dirais, tu veux me quitter pour ça ? Pas de soucis, ce jour-là je te dirais pourquoi j'ai menti, tu t'en voudras, et je t'en voudrais car tu ne me fais pas confiance. Tu ne me fais jamais confiance.
 C'est surement pour ça que discuter de choses complexes nous met en désaccord, tu ne me crois jamais. Je ne cherche pas à combattre pour qui a raison, ça je m'en fous, j'ai pas fait philo pour que dalle au moins. Mais il y a bel et bien des particules dans l'espace mon Ange. Indiscernables car leurs trajectoires sont anarchiques et appartiennent au domaine du quantique, je ne l'invente pas, n'y en suis le scientifique, c'est un doctorant en physique travaillant pour l'astronomie européenne qui y a dédié sa vie.

 Tu sais, j'ai toujours été là pour toi. Et maintenant, tu regardes ce qui se passe actuellement et tu me crois de plus en plus distant. J'ai jamais chassé le Nous. Mais toi, tu n'y voyais plus d'espoir, plus de rêves. J'ai pourtant jamais disparu. J'ai pourtant tout fait pour te plaire. Je te laisse bel et bien ce choix de faire un emploi du temps, dans lequel j'y apparaîtrais. Cela serait tellement plus simple. J'aimerais que tu sois libre. Que tu viennes dormir tous les soirs à la maison, mais même si tu en avais la possibilité tu ne le ferais pas, car tu n'as jamais vécue seule, et que tu ne pourrais pas m'attendre tous les soirs. Ce n'est surement pas du fait de ta volonté, mais du simple fait que tu dois dormir, pour les cours, pour la mine, pour te sentir bien dans ta peau. Que tes parents te couvent comme une petite fille. Que je reste un étranger à  trois quart du temps pour eux. Que mon cadre de vie n'est pas encore adapté pour toi. Que prendre les responsabilités d'une adulte n'est pas compatible aux études et ça je le comprends, il vaut mieux attendre le bon moment pour se lancer que d'être jeté ou forcé de se lancer car la vie, la famille ou je ne sais pas quoi n'en laisse pas le choix, je respecte ce choix, j'en suis désolé, cela me frustre, mais je ne veux pas te donner la même situation qu'on m'a sympathiquement forcé à adopter "Marche ou crève" Merci papa, merci maman. Tout serait plus simple sinon. Je te réveillerais en pleine nuit pour te surprendre, me léverais avec toi pour ne pas te laisser seule prendre ton petit dej, je me rendormirais et me lèverais pour aller au travail. Notre demie année de vie de différence se voit là, maintenant, tout de suite. J'ai plongé dans le monde adulte du travail, du quotidien routinier, des collègues de travail. Ce n'est pas une simple épreuve. Surement pas pour toi, ni pour moi.

 Mais évite de m'abandonner. Je fais ce que je peux, je te promets que certains jours c'est pas simple, le futile ou l'inconnu prend des dimensions immenses, pour la tête, pour le corps. Jouer n'est pas une solution, ni même une résolution pour te rayer petit à petit de ma vie, loin de là. Mais un jour tu me comprendras et si dit que l'on ne vive pas ensemble, tu ne seras pas enchantée de devoir bouger entre deux temps de travail. Je préfère venir te voir de façon réglée, que de m'auto contraindre à venir te voir, c'est compliqué à expliquer parce que je t'aime et que tu comptes plus que tout pour moi. Mais que dit comme ça, tu penses que je veux pas te voir ou autre, je sais, c'est super contradictoire. Si tu suis, ce que je veux dire, c'est que parfois l'envie de te surprendre est forte, mais que rien ne le permet ou que X ou Y facteur démotive. Ce n'est pas toi qui ne me plaît plus, c'est juste un noeud infini dans la tête et dans le corps qui me taraude, oui-non. j'en sais rien. J'ai envie de te prendre dans mes bras, j'ai la flemme de bouger, pour après retourner taffer. C'ets vraiment le bordel à expliquer.
 Et là on revient au début, une saloperie de tourbillon, une pagaille générale, j'essaye de tout faire pour que l'on se voit. Les soirs de week end, ou tu as le droit de sortir, les midis sans travail etc... Mais pour te le résumer : "J'ai pas envie de t'attendre le soir, de m'endormir seule" je te comprends totalement. Et c'est pour ça que depuis que je travaille, je ne t'ai jamais blamé pour ça, bien que te retrouver dans mon lit le soir c’est vraiment génial.

 Voilà, j'ai commencé à éclairer le vague, et j’espère que cela t'aura un peu apaisé, je démêlerais les nœuds petit à petit. Que cela t'aura rassuré, non, je vais pas partir, ni te tromper, moi aussi je souffre du manque, mais avec le peu de temps que l'on a ensemble, j'ai peur que cela soit déplacé de laisser uniquement parlé mes pulsions. Bien que j'en crève d'envie, oui, oui, oui..

 Je t'aime tu sais, vraiment, mais parfois je voudrais que tu arrives à me comprendre, un peu plus...

jeudi 13 juin 2013

Dans la précipitation..


 Je rêve. Je rêve nuit et jour de me re-retrouver contre toi, afin de pouvoir sentir ton odeur, caresser ta peau, chaude, douce et légère. Il est impossible d'imaginer pouvoir oublier ces images de rêve dont tu m'as fait cadeau. Dont tu as inondé ma mémoire.

 Tu m'as offert des rêves sans aucune limite. Dans nos lieux, autant réels que fictifs. Autant délicieux que brûlants. Autant aqueux que textiles, autant célestes que terrestres. Le froid devenait chaleur, la chaleur devenait douceur. Comment pouvoir ne plus t'idéaliser du jour au lendemain. C'est impossible.

 Dans ma tête, je vois notre maison, nos enfants, nos vies. Toujours un nos, qui revient au Nous, cette bulle miraculeuse et duveteuse dans laquelle nous avons élu domicile. Dans laquelle nous respirons, loin du monde, loin des autres, juste nous deux, proches, rien que nous dans un océan de coton.

 Quand je ferme les yeux, je te vois, les bras ouverts, les yeux brillants. Tes grands yeux noirs, noirs comme l'ébène, sombres et pourtant, ils sont des joyaux pour moi. Ta chevelure blonde dans laquelle j'aime m'endormir, qui sillonne le vent, qui illumine le soleil. Oui. Je vois ma Femme. Celle a qui j'offrirais une bague magnifique un jour. Celle, l'Unique, qui portera nos enfants. Les tiens, et les miens. Les Notres à nous.

 Comme tu me le disais, moi aussi, je ne peux me résoudre à me mettre avec quelqu'un d'autre, ou à le faire à quelqu'un d'autre. Quand je regarde n'importe qui, c'est toi que je voudrais voir. Toi, seule. Toi, à moi.

 Je voudrais vivre seul contre toi, dans une immense demeure, qui tous lieux confondus, serait notre planète. Là où nos enfants grandiraient, où nos petits enfants grandiraient, leur descendance peut-être même. Cela serait tellement beau. Un arbre d'or, illuminé par chacun de nous, des petits fruits en rubis, brillants, et faisant de chaque branche, une richesse. Nous serions les fondateurs d'une famille immense. Tous porteraient notre nom, notre sceau. Nous institurions une histoire à cette famille. Un oeil qui pleure, un arbre en flamme.

 La larme pour la vie que nous donnons, douce et agréable, une flamme pour la vigueur dont nos êtres seraient constitués. Tu imagines. Un jour, des êtres plus petits que nous, nous regarderons d'en bas et nous appellerons Papa et Maman. Puis Mamie et Papi. Nous serions leurs idoles. Leurs modèles.


 Tu vas surement te dire que penser à cela maintenant peut-être mal placé étant donné le contexte actuel que nous traversons, cependant, mes rêves seront toujours ma source de motivation.

 Et toi, et toi, ma Déesse. Tu seras toujours l'inspiration qui me fera avancer vers l'atteinte de nos rêves. Oui toi, magnifique blonde aux yeux noirs, je t'aime. Et toute ma vie, je veux que tu sois mienne.

mardi 11 juin 2013

Toi qui veut savoir...


 Chère toi.

 Comme tu le sais, comme je te l'ai dit. Il ne se passe rien. Nous jouons, discutons. Mais cela s'arrêtera là.

 Elle n'a pas réussi à marquer mon désir. Je pense que de la sont responsable les goûts que j'ai choisi en tant que principaux. Finesse, Musculature légère, que je garde l'avantage de la largeur, de la taille. Nous en sommes restés à chacun dans un lit à discuter. Peut-être cela pourra te rassurer. De plus je pense être incapable de ne plus te voir partout. Mes pièces sont imprégnées de ta présence, de ce que tu faisais, où, de quelle façon et à quel moment. Je ne pourrais jamais l'oublier. Tu as gravé ton odeur et ta chaleur dans mes murs qui sont tiens.

 Je pense aussi que je ne retrouve rien de toi en elle. Ta délicatesse, ton rire doux, ta voix si claire, ta voix féminine au final. Elle est bruyante. Trop, beaucoup trop. Ainsi je tiendrais ma promesse. Tu me manques.

dimanche 9 juin 2013

Quelques flocons d'étoiles...

Tout porterait à croire que nos mains se sont déliées. Que nos âmes ne flottent plus ensemble dans la galaxie que nous avons créé, et pourtant. Je continue de penser que si. Nous avons élevé nos voix. Nos fureurs communes et réciproques l'un envers l'autre.

 Pourtant quelques minutes après, le Nous n'était peut-être pas là, mais nos singularités toujours attirées l'une envers l'autre ont continué de se côtoyer. Nous rions. Nous sourions. Nous parlions, nous nous embrassions. Nous continuions de partager ce qui nous a toujours tenu à cœur. Du rire, de la joie, de la bonne humeur. Nous continuions de tisser nos liens chaleureux, doux, amoureux qui plus est.

 Le train nous a séparé physiquement, mais comme à chaque fois, j'ai laissé tout ce qui compte pour moi en toi et avec toi. Tu tiens mon cœur entre tes mains. Mon âme continue de brûler pour la tienne.

 Je regrette les larmes que tu as versé à cause de moi. Tu sais, je ne pourrais me résoudre à l'idée de te perdre. De te laisser à un autre. De perdre à jamais nos si bons moments. Notre joie en découle, la mienne en tout cas. J'ai besoin de toi, de ce que tu peux dire, de ce que tu peux me transmettre.

 Il y a toujours pu avoir des différends entre nous, nos façons de voir les choses, de les interpréter, et souvent cette faille de ce que nous ne pouvons pas voir de l'autre, ce qu'il fait, ce que les autres peuvent lui faire. J'y suis toujours aussi sensible, car j'ai toujours tant attendu de toi, tant voulu te protéger, te préserver. Tu es mon trésor depuis de nombreuses années. Je t'idéalise peut-être trop, mais si tel est le cas, comment peux tu imaginer que je puisse salir l'image que j'ai de toi...

 Je te promets de rester tien, même si le Nous officiel n'est pas très visible en ces temps ci, cette période désagréable. Je n'ai jamais souhaité que cette accumulation puisse nous nuire, je pensais réussir à oublier, à laisser couler sous les ponts. Mais je n'en ai pas été à la hauteur... Je n'ai pas su surmonté mes propres peines et faire survivre le Nous. j'ai peut-être été égoiste.

Cependant. Ne m'oublie pas, et ne me demande pas de t'oublier... Comment le pourrais-je... Tu es dans ma vie depuis tellement longtemps, tu m'inspires depuis de si nombreuses années. Et tu voudrais que je puisse comme ça, te supprimer de ma mémoire, oublier tous ces souvenirs et ces bons moments qui nous lient, que nous avons passé liés. En couple ou pas. Non je le refuse. Totalement.

 Tu fais partie de moi, comme je pense faire partie de toi. Parfois nous nous agaçons, nous nous décevons. Cependant, nous restons un, et un seul être. Deux personnalités bien singulières, qui parfois s'opposent, mais qui préfèrent être unies... Nous restons deux âmes perdues qui ensemble retrouvent leur chemin.

 Ainsi, encore une fois, ne lâche pas ma main, je ne me perdrais pas dans une autre voie que celle que nous empruntons ensemble, ce chemin que nous avons tracé...
 Je reste là. Toujours et éternellement. Prends soin de toi.
 N'oublie pas que tu es dans mes pensées et que jamais tu n'en disparaîtras... Jamais..   N'oublie pas non plus, que je t'aime..

mercredi 3 avril 2013

Nuages... Fuyez.


 Le froid était revenu, un trouble plus dur nous avait frappé.
Les nuages si gris, si sombres ont voilé notre ciel.
 Je veux les chasser. Je veux retrouver cette atmosphère de miel.
Quitte à escalader le ciel, je vais tous les happer.

 Pourquoi avoir nous-même amené ici ces nuages.
Pourquoi avoir nouer de douleur nos rouages...
 Cette embrouille, n'est pas constitué de vide...
 N'avons nous pas accordé trop d'attention à nos rides.

 Le temps passe, notre nous se prélasse.
Tel un chat au soleil, notre amour s'endort.
 Nous rêvons, nous avançons sans menace.
Notre lien devient de plus en plus fort.

 Cependant, je le vois, nous le voyons...
Parfois le chemin est étroit, délicat à maîtriser.
 Et même nous, aguerris, nous le fuyons.
Courons à la facilité et laissons la colère éclater.

 Belle Ange. Je veux que nous cessions cette guerre.
Jouissons de notre terre conquise. Laissons aux fous le fer.
 Ici bas, nous avons au moins cette île de bonheur.
Même si parfois nous frôlons l'invasion du malheur.

 Je voudrais t'offrir cette fleur. Celle de notre Amour.
Délicieusement odorante. Douce comme de velours.
 Parfois les pétales fanent. Mais la tige reste verte.
Attendant de nouveau le soleil, la fleur redeviendra ouverte.

 Je sais qu'un poème est for peu de choses.
Mais si de ce peu e peux chasser le morose...
 J'essaierai de le faire, quoi qu'il m'en coûte.
Et laisser derrière nous le malheur et la déroute.

 Aujourd'hui si tu es tombée, j'étais là pour prendre ta main.
Demain si je trébuche, je te regarderais me hisser vers toi.
 Pour reprendre de plus bel ce chemin.
Vers le palais de nos rêves où nous y sommes les rois.

 Je n'ai jamais disparu de ton Coeur. Regardes-y mieux.
Ferme tes oreilles. Entends ton corps respirer.
 Soulève ton beau regard vers les cieux.
Et sens en toi ma présence entrain de te désirer.

 Je t'aime et t'admire toi. Belle blonde aux yeux noirs.
Parfois nous tombons, certes. Mais jamais ne mourrons.
 Je t'accorde cette poésie comme une danse du soir.
Entends ces mots doux que nous nous murmurons...


 Encore et toujours...