dimanche 24 février 2013

La fille qui jouait avec les étoiles


 Dans cet univers là, les planètes communiquent entre elles. Elles se croisent. Leurs habitants uniques peuvent ainsi choisir de se lier, de rejoindre l'autre sur sa planète, de partager leurs coutumes, leurs rêves qu'ils projettent ainsi sur leur plafond sans fin. Et ainsi ils peuvent vivre avec ce qu'ils imaginent, ne craignant rien de l'extérieur, s’enivrant de leurs rêves. Quitte à en oublier de vivre...

 Moi je vivais sur une planète un peu vide. J'y avais planté quelques arbres qui se nourrissaient de désespoir, dans ma jeunesse ils ont poussé magnifiquement vite pour que de leurs bourgeons en éclosent des fleurs noires d'une beauté inestimable. Chaque jour de mon existence creuse, j'insufflais à ces arbres la vie, tandis que moi, je n'arrivais toujours pas à illuminer mon plafond des rêves.

 Je ne comprenais pas ce qu'était le rêve. Je ne visualisais pas ce qui faisait vibrer les autres. Moi je m'étais enfermé sur cette planète. J'y étais non pas bien, mais au moins j'y avais une quelconque présence. Je levais souvent les yeux pour apercevoir, pour chercher une lueur dans mon ciel noir. Mais rien ne se passait. Et je plantais de plus en plus de graines dans mon jardin.

 Puis un jour. Ou une nuit plutôt. Une mélodie retentit dans le ciel. Une planète d'un rouge vif digne d'une rose tout juste éclose, teintée aussi d'une robe noire aussi noble que celles de mes fleurs, apparut dans mon horizon. Elle s'approcha de ma planète.

 L'habitant de cette planète était une jeune fille. Ses cheveux brillants ondulaient et scintillaient. Nous n'étions que deux enfants. Partis vite de notre planète mère pour grandir près de ce que nous désirions. Je la voyais se pencher pour cueillir des étoiles qui poussaient dans son jardin. Parfois elle en soulevait une, qu'elle envoyait dans le ciel pour l'éclairer. Elle s'en mettait dans les cheveux, pour qu'ils brillent davantage.

 Nos deux planètes se touchèrent bientôt. Je lui tendis un pont traversant nos deux atmosphères pour qu'elle puisse me rejoindre. Je la vis cueillir deux étoiles qu'elle emporta avec elle. Nous nous retrouvâmes bientôt l'un en face de l'autre. Nos prénoms ne nous furent pas inconnus. Elle me tendit ses étoiles, je lui montrai le sol, elle les y planta et les entourant de ses mains, elle les fit pousser. Ébahi par ce spectacle je mis mes mains dans un de mes arbres et y attrapai deux fleurs noires. Ne sachant pas trop quoi en faire, je les lui glissai sur les oreilles.

 Je remarquais que ces yeux étaient dorés et j'y voyais le reflet des miens, si noirs si vides. Approchant mes lèvres des siennes je lui donnais mes yeux ébène et recevais les siens, plein d'or et de rêves. Nos mains se liaient. Nous marchions jusqu'à sa planète. Elle me menait à son plafond des rêves, où j'y voyais des univers lumineux irrigués d'étoiles par milliers. Elle me souriait. Et me demandait de lui montrait mon rêve. Je ne savais quoi lui dire, je n'avais jamais eu de rêve, elle se retrouverait face à un plafond vide. Je lui faisais comprendre que je ne pouvais le lui montrer mais elle insistait.

 Nous reprenions donc le pont pour retourner sur ma planète et atteignions mon plafond des rêves. Là, y était un océan de lumières qui en son centre contenait une fille. Des cheveux d'étoiles, des yeux noirs. Je rougissais, elle se retournait face à moi, se blottissant contre moi, mes larmes chaudes glissaient sur ma joue. Je venais de trouver mon rêve. Vivre collé à elle. Pouvoir goûter à ses étoiles une éternité.

 Nos planètes fusionnèrent. Des racines de nos plantes respectives poussèrent et se lièrent les unes aux autres. En naquirent des plantes au coeur noir et aux pétales d'or, qui s'orientaient vers l'espoir et la lumière, des bijoux renfermant des étoiles ou d'autres sombres qui reflétaient ce qui se trouvait en face de la pierre précieuse.

 Notre vie était bien avancée, nous créions plein de rêves jour après jour, puis un matin lumineux, la femme aux cheveux d'or et aux yeux noirs s'approcha de moi. Elle m'embrassa, puis cueilli du sol une étoile et saisit dans un des arbres une fleur noir. Elle mit les deux au creux de sa main. L'étoile et la fleur ne firent plus qu'un petit noyau. Et elle l'avala. Plaçant mes mains sur son ventre, elle me sourit, et me dit que nous allions créer nos propres étoiles...

samedi 16 février 2013

Le monde du bout des rêves.

Les fous qui prétendent que tout monde a une fin, qu'à un endroit, plus rien n'est sous nos pieds, plus rien ne surplombe notre tête, je leur ai donné raison.

 J'ai traversé milles et un déserts seuls. Je n'en avais jamais vu la fin. Ils me semblaient infinis, interminables. Chaque dune voguait avec moi. Elle ondulait sous ma marche lente, certaine mais errante. Je marchais vers l'inconnu. Un désert de songes. Froids, durs. Une solitude désespérante au point de voir surgir de cet espace infini mes doubles, mes peurs, mes doutes, mes peines. Cette violence muette, je ne la connaissais que trop bien, celle qui ne dit rien, qui ne sent rien.
 Elle ne prévient jamais, mais elle était induite en chacun des grains de sable de cet immense désert. Au dessus de moi flottait une nuit profonde, un sommeil turbulent, des cauchemars frustrant. J'y cherchais mes rêves  J'y cherchais l'amour. Mais rien n'y faisait. Le temps infini défilait, se liant avec ma solitude, faisant de moi un esclave de mon propre tourment.
 A chaque fois que je le pouvais, je regardais le ciel, espérant le voir éclater en morceaux, qu'il en apparaisse un ciel bleu. Un ciel d'étoiles. Ou alors que les morceaux de ce ciel en se brisant soient assez gros pour briser mon corps et que mon sang se mêle à ce désert, mais que ce calvaire cesse.

 J'avais souvent imaginé tes boucles d'or. Au delà de cette vitre épaisse. Puis le temps passa. Et le ciel se déchira. Et tu apparus. Nos univers se ressemblaient. Nous étions surement faits l'un pour l'autre. Puis nous nous sommes liés.

 Et aujourd'hui. Ou bien depuis je ne sais quand. Je te perdais. Et je t'ai perdu. Le monde du rêve s'est effondré. Cela s'est vite passé. Ta main s'est gelée. Tes doigts ont lâché les miens. Je n'étais pas ton rêve. Je ne sais même pas ce que j'étais par moment. Tu as raison. Nous ne nous entendrons jamais. Nous n'aurons jamais les mêmes besoins et les mêmes envies. Jamais.

 Tu as laissé ta marque sur mon visage. Sur mon coeur, dans mon âme. Je ne sais plus quoi en penser. Je n'étais qu'un bloc. Pour boucher un vide. Tu n'étais pas ça pour moi. Mais tu préfères écouter ton intérieur et vivre aux cotés de cet être irréel. Je me suis attaché. Et j'ai perdu. Je t'ai perdu.

 Je me suis investi pour toi. Mais rien n'y faisait. Tu étais guidée pour ne pas me féliciter. Pour ne me montrer que "Ton incapacité à m'aimer", j'aurais du fuir a ce moment là. J'ai été faible, je voulais y croire. Je voulais me dire que tu changerais. Mais non.

 Ce monde prend fin, celui sur lequel je m'appuyais, et je tombe désormais sans cesse. Seul, toujours ancré dans cet univers de rêves et de bonheur. J'y avais pris gout. J'arrivais même à passer outre certains détails qui me brisaient.

jeudi 7 février 2013

Lueur Nocturne



 Il arrive parfois que le temps s'arrête.
Qu'un blizzard entrave les secondes, les minutes, les heures...
 Cet arrêt pourrait être de l’œuvre d'un leurre.
Mais non, il s'agit d'une certaine trêve secrète.

 Comme un éclair de lumière englobé par l'obscurité.
Tu t'avances, fendant  le silence par de nouvelles sonorités.
 Des sons muets, mais que ta beauté illumine.
Ton parfum délicieux comme celui d'un champ de cardamine.

 Tu es un éclat d'étoile vêtu d'une robe de nuit.
Plus belle que jamais, l'hésitation fuit.
 Tu es cette onde brûlante qui sillonne mon dos.
Qui de tes sourires dissipe tous mes maux..

 Notre amour sonne comme une musique,
Et donnons à notre histoire une valeur unique.
 De ces instants nait une union encore plus magique.
A laquelle nous donnons différentes rythmiques...



 Mon Amour, je sais que ces derniers jours ton sourire aurait pu s'interrompre. Cependant tu continues de le revêtir. Tu ne cesses d'être magnifique.
 Je t'offre quelques mots aujourd'hui, mais tu sais quel évènement va bientôt survenir... Quelle importance cela aura-t-il pour nous. Un moment un peu particulier que nous n'avons pas tant fêté...
 Ce jour-là, nous fêterons cette union. Finalement, cela sera un jour comme les autres. Toujours aussi magique, être avec toi, être heureux avec toi. T'aimer...
 Oui mon Amour. Belle ange vêtue d'un habit de ciel étoilé, qui ne cesse de me faire rêver...
 Souris, embrasse-moi, aime-moi... Plus que de raison, si tu es follement amoureuse, alors nous serons deux. Deux et un seul être à la fois...

 Je t'aime...



jeudi 17 janvier 2013

Ma Colère.



 Tu as largement dépassé les bornes. Tu ne t'en rends surement pas compte, ou alors cela ne te touche pas, ne t'effleure plus, une fois en colère, que tu es capable de me faire souffrir. De me blesser. Je suis certain qu'en plus tu te blesses toi aussi lorsque tu me balances ce genre de phrases. 
 Finalement, ça serait logique. Quand je t'ai engueulé, que je t'ai dit que jusqu'à nouvel ordre, je ne voulais plus entendre parler de toi, c'est comme si je m'attaquais moi-même. Peut-être en fais-je trop. Peut-être vois-je en notre jeune amour quelque chose d'hyper important, quelque chose de fragile qu'il faut préserver et soigner. Je te mets en moi, j'assimile ton être au mien, je nous associe. Comme un schizophrène, je ne m’empêche pas de me demander ce qu'il ferait ton bien. Mais là dessus, avec le genre de choses que tu me dis, je ne pense pas qu'on le voit pareil, ou alors c'est que tu le caches extrêmement bien, ou que le coté 

 Je ne t'avais jamais agressé de telle manière. Je ne t'avais jamais dit "Jusqu'à nouvel ordre, je ne veux plus entendre parler de toi". Tu souhaites rompre les ponts ? Pourquoi une telle violence ? Le méritais-je vraiment ? Je ne pense pas. Le problème aussi, dans ce genre de cas, c'est que je ne peux pas comprendre que je sois le puni alors que celle qui a lancé le sujet de discorde, c'était Toi.
 Mais penses-y à cela, t'ai je déjà abordé en me faisant passer pour quelqu'un d'autre ? Est-ce que quand je quitte notre lit brûlant et que tu me demandes où vais-je je te réponds "Loin" comme tu le fais ? Honnêtement, pourquoi as tu besoin de lâcher ces répliques cinglantes, dont tu sais qu'elles vont obligatoirement me blesser ? 

 Je ne suis pas comme ton cercle d'amis. Je suis ton Âme Soeur, ton meilleur ami, ton petit ami, ton amoureux, ton mari même. J'ai droit à de nombreux privilèges que les autres n'ont pas et n'auront surement jamais, posséder ton coeur, te connaître, recevoir ton amour, t'en donner, être accepté près de toi, partager nos draps, nos douches, nos cuisines, avoir des délires bien à nous. C'est peut-être pour cela que lorsque tu me cries dessus, je ne ressens en moi que l'incompréhension de ces remarques désobligeantes, désagréables et cruelles. Oui avec les autres, tu es cruelle. Dans votre jargon, c'est la nature humaine, bouffer l'autre avant de se faire bouffer. Vous êtes ainsi, je le sais, je le vois. Des remarques cinglantes, vous élisez ainsi un chef, qui se reconnait tel parce qu'il aura le dernier mot. 

 Tu es leur chef, c'est indéniable, tu dirais que non, mais lorsque l'on vous voit à l'extérieur, tout le monde peut s'accorder à le dire. Et si toi tu détestes mon coté gaucho, et bien moi je déteste ton coté cheftaine. Sauf que jamais tu ne pourras me reprocher d'avoir été avec toi comme j'ai pu l'être, détestable, invivable,  lâcheur et méchant. Quand tu me cries dessus, je reviens vers toi, certains appellent ça faiblesse, je pourrais leur accorder en disant que je n'arrive pas à m'opposer pleinement face à moi. Mais je ne suis pas d'accord. Je ne vois juste pas l’intérêt au sein de notre couple d’élire un chef, un bourreau. Alors lâche tes armes. Cesse de réagir en personne vexée quand je te dis que j'aime pas un tel ou tel délire. Tu as le droit d'être ignoble avec les autres, mais je ne t'ai rien fait pour le mériter. 

 Je ne te parle pas de cette colère fumante que tu contractes, de cette violence verbale que tu utilises depuis que ta jumelle est partie, pour te protéger. Tu avais toi aussi ta grande soeur. Elle t'écoutait, te protégeait, peut-être cela vient de là. On cherche toujours à combler le vide par quelque chose qui nous convient, qui nous rappelle la chose ou la personne qui avant occupait ce vide. J'accroche de l'importance à ce que tu portes, je les garde, près de moi, dans les lieux où j'en ai besoin, de combler ce vide. 

 Pour en revenir à ta colère. Tu sais que je n'aime pas monter en symétrie face à toi. Nous n'avons pas les mêmes réserves, pas les mêmes façons de l'exprimer. Je suis patient, je préfère m'isoler que relâcher ma peine sous forme d'une colère. Mais aujourd'hui, je n'en pouvais plus. J'avais déjà vécu un calvaire depuis mardi soir. Toi, ma moitié, me disant ne plus vouloir entendre parler de moi. Sèchement, douloureusement, me laissant sans mot. Sans rien, sans toi. Tu pars, tu disparais, tu me laisses seul. Sans explication. La pire des douleurs. Une colère blanche, aveugle, destructrice. Tu as pointé ton arme sur moi. Tu as abattu ta sentence. Sans explication. Sans explication. Sans explication. Comment ne pas en souffrir, comme si arbitrairement tu avais choisi cette solution. Radicale, et sans en dire un mot. Sans proposition de se racheter  mais se racheter de quoi ? Où est le tort de dire que je n'aime pas quand tu fais ça ? 

 Aujourd'hui, tu as ranimé ma colère que j'étouffais depuis avant hier, déçu, battu, blessé. Je suis un humain, un animal, si on me blesse, je me relève plus solide, plus à cran. Hier, je t'avais pardonné, j'avais oublié. Oui je t'aime moi aussi, suis désolé de ce qui se passe entre nous. Mais différemment à mardi, aujourd'hui, il y a vraiment eu le nous. Mardi soir tu as choisi seule de me détruire et de me repousser. Aujourd'hui. Tu m'as rappelé cette faiblesse, cette différence que j'ai à te pardonner rapidement, sans te laisser broyer du noir. Et comme si de rien n'était, tu me repousses à nouveau, après m'avoir dit que je ne faisais pas d'effort, cette fois-ci pour ne pas voir tes amis. Pas d'effort ? Vraiment ? Peut-être devrions nous comparer et distinguer, changement et effort. Tu as beaucoup changé, pour moi. J'ai changé aussi. Mais je pense que je suis plus souvent avec tes amis que tu es avec les miens. Tu ne les aimes pas, tu me trouves différent quand je suis avec eux, alors que ma main ne lâche jamais la tienne. Que je ne t'ignore pas. Que je t'avance avec moi. 

 Ainsi oui, aujourd'hui, j'ai laissé ma colère s'exprimer. Je ne veux pas te voir avec tes amis. Tu ne veux pas me voir avec les miens. Je ne t'y force pas, mais je pense être plus souvent avec les tiens que toi avec les miens, c'est mon choix, je sais que je te veux toi, quitte à voir aussi tes amis, je n'en ferais pas tout un plat, mais là, tu voulais absolument qu'ils viennent, tu aurais pu comprendre qu’après mardi soir, je voulais te voir seule, tant pis allons au cinéma "tous ensemble", ou alors ne nous voyons pas tout court comme tu l'as dit. Oui, j'avais fait l'effort d'accepter que l'on y aille en groupe. Et tu me dis que non, finalement, on ne se verra pas. Mets toi à ma place. Tu sens ton sang bouillir, les souvenirs des derniers jours reviennent à la charge, tu sens une blessure juste cicatrisée qui se ré-ouvre subitement. J'ai eu envie de jeter mon téléphone. D'hurler. 

 Quel est ton problème quand tu fais ça ? Voir l'autre se bouger pour après le renvoyer chier, dans ce genre de cas, je n'aurais jamais pu être un de tes amis, je ne peux pas me la fermer quand on me fait venir pour me repousser? Hier soir je ne voulais pas te répondre, tu me repousses, sans possibilité de revenir, de discuter, et tu reviens me chercher. Où est la logique là dedans ? Fais-tu ça juste pour me blesser, me laisser passer une nuit de merde ? Oui, ce midi je t'ai dit que tu m'agaçais, que dans ton état actuel je ne te supportais pas, je ne pouvais pas supporter l'accumulation. Cependant, j'ai distingué le "jusqu’à nouvel ordre" avec l'après. Je ne te claque pas la porte à la tronche. 

 Après, rattrape toi si tu t'en veux un peu, si tu me veux un peu, si tu arrives à comprendre. Je ne te force à rien. Tu me le dis assez souvent, Tu es grande. 

 Juste. N'oublie pas que pardonner ne veut pas dire oublier. Et n'oublie pas que je t'aime. 

mardi 15 janvier 2013

Mon incompréhension

Qu'ai je fait... ?

 Pourquoi ai-je sans cesse droit à des remarques sur l'infidélité ou de mauvaises blagues ? 

 Tu me dis sans cesse que plus je parle de fidélité plus tu me crois infidèle, mais qui t'a habitué à ça ? Pourquoi est-ce moi qui suis puni d'être et de dire que je suis fidèle ? C'est plutôt une qualité non ? 

De quel crime non-fait dois-je écoper la peine ? Je ne peux pas inventer d'histoires ou quoi que ce soit d'autre. Et je ne comprends pas pourquoi je mérite ça. Peut-être est-ce un délire, mais je n'arrive pas à rentrer dedans. 


 Tu sais que je respecte le Nous, que je te respecte Toi, que je fais attention à ce que rien n'y nuise, alors pourquoi t'amuses tu à parler d'amant, à ne pas me dire que c'est toi ? Qu'ai-je fait ? Explique le moi. Car là, je ne peux pas deviner, cela me blesse, et m'use. Oui, comprends-le. Je ne me suis jamais amusé à rire là dessus. 

 C’est peut-être que je réagis mal, mais je ne pourrais jamais rire sur ce sujet là, alors essaye de t'y adapter. Et si tu ne veux pas alors essaye au moins de ne plus me faire ce genre de blagues. 

 Ecrire pour cela est terriblement insupportable, je ne voulais pas pouvoir un jour parler d'infidélité ici, je l'avais chassée à jamais de mon couple, je ne voulais plus que cela puisse me toucher, mais tu t'amuses à en parler...

 Pourquoi Am, pourquoi ?... 

dimanche 13 janvier 2013

Loin du temps



 Cela faisait quelques années maintenant que nous étions installés. Nous avions fait construire une maison à la fois près de la ville et près de la campagne. Nous aimions le calme, l'espace. Un grand pavillon, avec deux ailes de maison, un grand parc pour nos félins et surtout un immense terrain de rêve pour nos enfants qui avaient déjà beaucoup grandi. 

 Vayn et Nathanaêl avaient bientôt 9 ans et la petite Leylanorah elle, suivait ses grands frères avec ses 5 ans. Tous trois jouaient très souvent ensemble, leur différence d'age n'avait en rien pu gêner cette solidarité et amour qu'ont les fratries. Leurs sourires étaient toujours là. Ils ne pleuraient pas et se respectaient mutuellement. Nous les regardions souvent courir dans tous les sens, en criant et en riant. C'était agréable. Nous nous posions souvent au salon de jardin pour mieux profiter de leurs jeux et en même temps prendre le temps de souffler.

 Oui, souffler, nous en avions bien besoin, Claire, mon Épouse toujours aussi belle, travaillait toute la semaine dans un labo (je ne dis pas que c'est un rat de laboratoire non, elle ne porte pas de lunettes -même si celles ci lui vont très bien-, puis ne parle pas dans leur langage étrange, des formules compliquées pour juste dire bonjour, ce monde décidément je n'y comprenais rien ). Et moi , je passais mes semaines à écrire pour des gens bornés et à l'esprit coincé entre quatre murs de fer, et qui croient encore que leurs écrits plaisent. Non, cette grande maison à la campagne était ce qu'il nous fallait. Faire stopper le bruit de ces klaxons incessants, ne plus voir les têtes de nos équipes que nous aurions voulu encadrer sur un mur et jeter des fléchettes dessus. 


 Tout est à l'unisson ici. Nos enfants quoi qu'un peu turbulents par moments savent que leurs cris ne doivent pas énerver notre Oscar, le gros chat tigré noir et blanc de la maison. Oui, nous avions surpris plus d'une fois l'entourage, du moins il avait surpris plus d'une fois les gens qui passaient à la maison. On nous demandait souvent quel animal serait capable de garder une si grande demeure. Il nous suffisait de siffler pour qu'ils aient leur réponse. Notre Oscar arrivait dans la pièce, l’illuminait de son pelage blanc, faisait frémir le dos de nos invités et venait se reposer près de nous. Oui, nous avions un tigre de garde. A la fois peluche mais pesant non loin des 300 kilos et faisant ses griffes sur un gros chêne au fond du jardin. Oui, notre Oscar faisait bien partie de la famille. Nous devions toujours surprendre les gens. 

 Tout le monde se réunissait les enfants jouaient avec Oscar, ce dernier les avait adopté. Le repas était toujours un moment très drôle. Nous avions mis au monde trois magnifiques enfants, qui mangeaient presque autant qu'Oscar. Nous n'étions cependant pas dupes de s'apercevoir que lorsque un des plats que je cuisinais ne plaisait pas, se retrouvait sur le plancher et que l'appétit ou la gourmandise d'Oscar me rassurait sur le fait que finalement mon plat était comestible. 

 Nos enfants étaient répartis aux niveaux des ailes de la maison, ils avaient chacun une chambre de la même taille, eux étaient responsables de l'ameublement. Nous respections leurs goûts, et comme ça il n'y avait aucun problème. La taille de la maison les avait effrayé au début mais ils s'y étaient faits.
  Nous, nous avions une immense chambre dans le pavillon principal. Tout était chêne rouge et longs rideaux noirs et blancs. Nous avions changé plusieurs fois la décoration, mais rien n'y faisait, nous adorions celle-ci. Un arbre recouvert d'argent illuminait le centre de cette pièce. Lorsque la lumière y était réfléchie, les murs se recouvraient de millions d'étoiles. Nous adorions cette pièce. C'était la première que nous avions édifié. Avant les enfants, avant tout en fait. Le seul souci de cette chambre était la distance peut-être un peu trop importante lors de leurs premières années. Si il fallait accourir, nous avions bien une trentaine de secondes à courir dans les couloirs pour atteindre les leurs. Nous nous y étions faits, au final, c'était même un challenge de voir en combien de temps pouvions nous y arriver. 


 Il s'agissait d'une nuit normale. Je veux dire rien d'anormal. Un ciel étoilé, les enfants avaient été se coucher rapidement. Pas de caprice, un câlin à Oscar et hop zou tout le monde au lit. Ces rituels étaient amusants. Nous y avions pris goût... Puis donc, cette heure de calme arrivait, nous nous dirigions avec Claire vers notre jacuzzi. Un de nos plaisirs sans limite. Nous nous y détendions, des massages, des baisers, des moments parfaits. Il y faisait chaud, nous en avions presque toujours rêvé. Etre parents n'état pas de tout repos, et nous ne voulions pour rien au monde ne plus pouvoir profiter de notre amour toujours éternel et brûlant. Nous avions donc fait notre salle de bain et de notre chambre les endroits idéaux pour vivre tranquillement, nos bulles, bien qu'à Nous. 

 Lorsque nous quittions l'eau, nous entendions souvent le ronflement d'Oscar s'étant endormi devant la porte de notre salle de bain. La lumière le réveillait et il allait se rendormir par terre, près du lit. Nous le regardions toujours. Il était précieux à nos yeux. Nous l'avions recueilli tout bébé, nous en étions occupés avec tendresse, presque comme un quatrième enfant, c'est presque si nous le comprenions dire maman et papa de temps à autre lorsqu'il se faisait entendre. 


 Nous nous dirigions enfin vers le lit. Un vrai lit, assez grand pour y être à trois voire quatre, mais nous aimions avoir de la place. Énormément de place. Aussi, il était solide, robuste et drapé de magnifiques tissus que nous avions choisi scrupuleusement. Nous nous y allongions, Claire avait toujours pris l'habitude de mettre une nuisette le soir, une magnifique lingerie qui malgré son élégance était toujours mise en valeur uniquement parce que mon Épouse était sublime, et que nue elle était l’impératrice de la beauté, une ennemie d'Aphrodite. 
 La nuit allait s'écouler nous nous endormions face à face. Le réveil du lundi matin était toujours désagréable, je refusais de me lever pour que Claire me réveille de baisers brûlants. Oscar allait se frotter à la porte des enfants pour les faire sortir de leur chambre et savait que par cela il aurait une récompense. Leyla étant la dernière à être réveillée avait pris l'habitude de grimper sur le dos d'Oscar qui l'acheminait jusqu'au salon pour y prendre le petit déjeuner. 
 La gouvernante arrivait vers 7h30 tous les matins, l'heure à laquelle nous allions embaucher. Nous faisions sortir les voitures du garage, ça aussi des petits plaisirs que nous avions su nous offrir. La journée commençait par quelques ronrons des moteurs dans le garage...
 Et là, la grille de la maison franchie, nous ne rêvions plus que de revenir vite et pouvoir à nouveau profiter de notre foyer et de notre famille... 

mercredi 9 janvier 2013

La célébration


 Dans quelques jours, cela fera un an...

 Un an que nous partageons plus qu'un simple lit, plus que de simples sourires...
Oui... Nous nous étions attrapés la main, avions échangé un regard... Notre regard. Celui auquel nous lions tant de choses. Le même regard qui suit notre Nous depuis quelques années. Des années remplies de souvenirs, de rêves, d'amour... Et bientot, nous aurons à célébrer une année... Complète, main dans la main, les yeux liés les uns aux autres...

 Nous avons eu d'excellents moments... Nos joies, notre passion, notre amour... Tu imagines c'est la première fois que nous dépassons le cap d'une année ensemble... Cette fois ci est la bonne. Nous avons supporté nos chamailleries, nos douleurs, nos soucis. Nous avons appris à raisonner l'un avec l'autre. A s'attacher totalement. Peut-être que notre Amour était plus fort. Peut-être que nous nous sommes rendus enfin compte duf ait que nous étions liés, des Ames Soeurs. Qui malgré le fait d'être capables de se tourner le dos par moment, nous avions besoin de voir l'autre, de sentir notre présence mutuelle.

 Il s'est passé plein de choses merveilleuses en un an. Nous avons surement grandi et mûri en pourtant si peu de temps. Une vie en commun, nos rêves grandissent, s'élargissent, ils prennent des tournures différentes d'avant. Avant nous souhaitions être l'un avec l'autre, respirer le même air, maintenant, nous le désirons toujours, mais nous voulons plus. Des rêves plus adultes, nous voulons construire un avenir. Notre Avenir.

Et même si penser à l'avenir est agréable, je ne peux m’empêcher de repenser à toute cette année. Où nous nous sommes découverts, toujours un peu plus. Nous apprenons à ne faire qu'un. J'aime le Nous. Plus que tout. Je t'aime Toi. Plus que tout...

 Puis, cette année est symbolique  Ce ne sera pas un jour différent en soi, mais en nous, nous le saurons. Nous continuons de marcher main dans la main... Nous continuons d'écrire Notre histoire... Toujours un peu plus...