Roi d'un désert vide. Roi de la colère. Mais Dieu des conneries.
Je ne sais pas ce qui a bien pu me traverser l'esprit tout a l'heure. Tout a l'heure. Ce moment où enfin les médicaments agissent. Ce moment où je sens enfin ma tête tomber d'elle-même en arrière. Être soulagé d'une douleur nocive.
Et bien voilà, a ce moment la. Je suppose que nous étions en totale opposition. Moi je venais d'être soulagé et toi, tu recevais cette horreur. Oui horreur. Pourquoi-a-t-il fallu que je ne sais quel merdier me passe par la tête pour que ce prénom maudit me passe par la tête..
J'ai déjà spammé ton téléphone. Me suis déjà insulté de tous les noms possibles. Mais quel connard. Pourquoi après tous ces jours où nous nous voyons, durant lesquels nous parlons. Durant lesquels, je ne m'enfuis pas face à tes mots justifiés, je les accepte a leur juste valeur. Oui j'ai merdé. Oui je dois l'assumer. Car tu ne mérites en rien tout cela.
A l'heure qu'il est je devrais m'être rendormi. Je ne devrais pas être entrain d'écrire cela, étant allongé sur le ventre. Mais cela me tracasse trop. Et réduit a néant tout ce que j'aurais pu te dire. Alors je te le redis. Ne te mets pas en tête que j'ai dit cela par lapsus ou je ne sais quoi... C'était une faute sans raison. Je ne peux plus fermer les yeux sur ce que cette personne représente désormais. Je veux la chasser de mes souvenirs, je veux l'ignorer et je veux surtout réussir à t'apaiser toi.
Mes mots pour toi étaient sincères. Je te supplie de ne vraiment pas me tenir rigueur de cela. Je t'aime vraiment. C'est juste une punition de l'insomnie. Sans fondement, ni attache. Cela me révulse. Cela va sûrement ruiner la fin de ma nuit. Et faire que je m'en veuille encore plus. Bordel. Je n'avais pas besoin de ça.
Ainsi. Mon rayon de Soleil. Ma Déesse. Je t'en supplie. Pardonne-moi cette dérive du sommeil. Je sais que cela va t'avoir déçue et mise en colère... Après avant hier.. Je me sens poignardé par mon propre corps. Même pas mon corps. Même pas mon esprit. Cette personne en a été banni. Juste une insignifiante faute, sortie de nulle part. Que ça m'agace...
Demain si tu daignes me répondre. Je te présenterais de vraies excuses. A l'oral. Cela me détruit. Je t'aime. Et c'est bien contre ton dos que je voulais m'endormir. Comme mercredi soir. Où te quitter était terrible. Je ne voulais pas partir. Je voulais juste pouvoir dormir contre toi, que tu sois sur mon ventre, que je sois blotti dans ton dos...
Bref... J'espère que demain tu me répondras... Je le souhaite de toute mon âme. De tout mon corps. Et sur tous les efforts que je compte encore faire pour expier mes erreurs.
Je t'aime. Plus que tout au monde. Pardonne-moi cela..
jeudi 30 avril 2015
samedi 25 avril 2015
Sérénité et Desir.
Les voici. Je te les avais promis. Mes mots.
Je voulais que tu les lises. Cela fait longtemps que je ne t'en avais pas adressé de cette façon. Le désordre me bloque, me perd, me noie. Mais tu as su briser ce froid. Nous avons su briser cette glace.
Et avant toute chose, mon Am, Amour. Je tenais à te remercier. Car dans ce tumulte, tu as su de tes yeux, de tes lèvres, de ta voix, de ton rire, de tes mots me réveiller. M'inspirer. Les sensations que je ressens me font revivre. Tu as chassé cette glace en posant tes lèvres sur les miennes, me faisant goûter à nouveau à cette saveur exquise. Je suis peut-être le seule a ressentir cela. Mais peu m'importe. Car je le ressens et que je ne cacherais pas ce trésor, qui vit en moi depuis que je te connais.
Entre nos querelles, nos retrouvailles, nos jeux, nos baisers, nos fous rires, nos joies, nos corps se liant inlassablement, tout nous décrit comme deux êtres fusionnels. Et, j'ai toujours cru en notre fusion.
T'oublier ? Jamais. Je le refuserais toute ma vie si il le faut, même si cela revient à te savoir avec un autre loin de moi.
Je ne peux pas me passer de toi. Je peux survivre à te tourner le dos quelques mois au maximum. Mais je le paie très lourdement. Parce que ce n'est pas naturel. Et que c'est avant tout un moyen de me rappeler mes erreurs. Mais surtout de me conforter sur quelque chose de vraiment particulier. Je tiens à toi. Je te veux. Je veux chaque bribe de ce qui compose celle que tu es. Je veux que tu me demandes de te rejoindre dans un bain, pour après me repousser, je veux me rendre tout seul fou de désir de toi, rien qu'en imaginant tes expressions les plus délicieuses. Je veux attiser ton rire, quitte à ce que tu puisses rire de moi, je veux admirer tes mimiques, je veux être près de toi.
Et bien que notre relation actuelle soit particulière, du moment que nous pouvons partager des moments ensemble, je l'apprécie. Et je ne disparaitrais pas. Car comme nous le disions avant. Même quand nous ne sommes plus ensemble. Nous revenons l'un vers l'autre. Et bien que le samedi soir dernier fut une confusion générale et partagée (je pense que pour toi aussi c'est le cas), cela a rompu ce silence. Il fallait que nous nous retrouvions. Notre terrain, nos habitudes, nos "trucs à nous". Toute la magie que nous créons lorsque nous nous retrouvons seuls. Nos caractères et nos gestes, nos rires et nos paroles. Nos musiques, nos films. Bref. Un univers unique. Rien qu'à Toi et à Moi.
Un bonheur unique. Que je refuse de perdre. Et c'est pour cela que je tiens à vraiment réitérer des moments comme ceux que nous vivons actuellement. Je ne saurais me passer de Toi. Et si durant notre nuit je passais mon temps à lier tes lèvres aux miennes, c'est que tu es délicieuse, et que je ne ressentais pas que du physique. J'étais heureux d'ignorer le film et à t'empêcher de le regarder par la même occasion. J'étais heureux de plaquer mon corps contre le tien. À saisir et caresser ta peau de mes mains. J'étais heureux que tu sois mienne. Et que je sois tien. Que notre cocon soit la seule chose importante de cette planète à ce moment-là. Et que dès que nous puissions le recréer, nous le recréions.
Cela va peut-être te paraître irréel comme texte. Mais sache que là, actuellement. Je voudrais que tu dormes dans mes bras, ou sur mon torse, ou près de moi.
Tu me manques. Toi et tout ton être. Ma Claire.
Réveille-toi bien, car je pense que tu liras ceci ton réveil...
dimanche 15 mars 2015
Dyslexie sentimentale
Ça y est.
Ca y était.
Ca y sera.. Peut-être.
En réalité. Je ne sais pas si ces mots seront lus. D'un côté. Je ne vois pas qui pourraient-ils intéresser. D'autre part. Je n'ai jamais eu de conversation et je crois ne jamais être capable, au grand jamais d'en avoir. Donc. Faisons comme si il s'agissait d'un journal. Un journal avec tellement de pages manquantes que même quelqu'un ne sachant pas lire pourrait le comprendre. Le néant. Un néant amer.
Je vais donc jouer au jeu de la double personnalité, comme ça peut-être lirais-je moi même ces quelques mots.. Double personnalité. C'est stupide mais au final j'ai cette sale impression que ce néant dont je voudrais parler ne fait pas que m'entourer. Mais est clairement en moi. Je ne comprends plus mes propres ressentis. Je suis un oursin. Pour les autres. Pour moi. Et encore. Les autres. Qu'est-ce ? Je me contrefous de plus 99,99% des personnes que je croise fréquemment. Les autres au final, bien que désignés par ce terme très limité, sont les personnes pour qui j'ai un minimum d'intérêt. Pour qui je peux modifier ma façon d'être. Ou que je peux en tout cas vouloir faire l'effort d'essayer de changer.
Je suis nul en adaptation. Et surement peut-être en général. C'est une constatation tragique mais. Au final. Toutes ces protections que je me suis acharné á construire autour de moi n'ont créé que l'effet inverse escompté. A vouloir m'auto-maitriser, j'ai pensé pouvoir repousser et faire taire ce silence oppressant qui règne en moi. Au final. En m'enfermant dans ces protections. Je n'ai fait que créer un vent bien plus fort que je ne pensais pouvoir un jour imaginer entendre hurler en moi. Tout cela pourquoi ? Me retrouver seul en face de moi-même. Une fois de plus. Sans voix. Sans mot. Avec cette sensation trouble de me rapprocher de celui que je dois être réellement. Quelqu'un de paumé. Capable de montrer un chemin aux autres. Mais soi-même trop perdu pour être capable de l'emprunter, et de m'enfuir aussi de ce désert dont je suis le roi. Le roi du Néant.
Je crois que je touche le fond. Totalement. Mais cette fois-ci. Pas question de trébucher, pour me dire que du tchernobyl ou je ne sais quelle autre merde pourrait faire passer le temps à mon esprit perdu. Je suis paumé. Mais si je dois retrouver mon chemin. Je le ferais seul et sans aucune substance douteuse ou même une autre personne. Je suis incapable de rendre heureux. Je joue avec mes propres sentiments. Alors de quel droit pourrais-je espérer mériter ceux d'une autre personne. Je suis mon pire démon. A vouloir trop réfléchir pour tout ce qui m'entoure, j'ai perdu toute construction rationnelle à mes réflexions. Je ne sais plus depuis trois ans qui je suis. Je ne me comprends pas. Tout ce que j'ai pu vivre, du plus agréable (que j'ai vécu avec sûrement la personne que je trouvais le plus unique en son genre -le genre attirant par le fait que l'on ne comprend rien en cette personne, créant ainsi une attraction folle, par le simple fait de vouloir la comprendre-) au plus désagréable (la vie en général, avec toutes les personnes qui ont pu y participer) me hante. Chaque seconde. Comme si je la revoyais. Cette image masquée qui m'est totalement propre. Ce moi, qui me frappe de souvenirs. Cette pièce blanche dans laquelle inlassablement, je me faisais tuer, par cette femme qui n'était au final que la représentation la plus brute de mes sensations et de mes sentiments. Tout me tombe dessus. Le sol s'effondre sous moi. Les plafonds qui se trouvent au-dessus de moi n'ont même plus la décence d'avoir une échelle raisonnable. Je me retrouve là, encore une fois, face à cet océan. Assis sur le rebord de cette même falaise. A regarder cette immensité incompréhensible, qui stagne.
Mais c'est ainsi. Même la, alors que je n'écris qu'à moi. Je suis incapable de me retrouver dans cette apocalypse de pensées plus décousues les unes que les autres. Même lorsque je repense a ces années durant lesquelles j'avais sa main dans la mienne. Même quand je ressentais le bonheur, moi qui n'y croyait pas. J'avais peur. Peur de tout perdre. Peur que j'en sois le responsable. Et bien voilà. A chasser le naturel, on ne fait que le faire revenir plus puissant et plus virulent. Je ne comprends pas quel est ce poison qui peut ainsi me ronger les veines. Pourquoi personne ne peut me dompter. Qu'est-ce qui me rend insaisissable.. ? J'aimerais au final que quelqu'un musèle cet animal qui hurle en moi. Ou que l'on me délivre de ce désert dans lequel j'ai cru bon de m'enfermer. Ma force était ma colère et ma peur des autres aiguisait cette lame que je m'auto enfonçait dans la poitrine. Comme si je voulais moi même m'arracher ce truc qui bat et qui me fait au final souffrir. Je pensais pouvoir y résister. Je pensais que les sentiments ne venaient que de l'âme. Je me plantais royalement. A force de croire ça. Même mon corps me fait la gueule. Ne serait-ce que lorsque que mes mains s'entre-frictionnent. Elles me rappellent la douceur et la chaleur d'une peau unique. C'est une mutinerie...
Je ne croyais pas au bonheur. Mais je désirais plus que tout pouvoir y goûter. Cependant. Ce corps qui est mon armure, et cette âme qui anime mon armure... Aucun des deux ne semblent m'appartenir. Je ne comprends rien. Je n'ai jamais appris à comprendre. On ne m'a jamais appris à comprendre. Je ne sais même pas qui écrit en ce moment. Ma tete ? Mon âme ? Mon coeur ? Une expression ? Un sentiment ? Bordel.
Un flot de sensations troubles. Un flot de questions sans réponse. Le Néant.
Au final. J'ai beaucoup écrit. Pour ne rien dire. Ou alors, cest que moi-même je ne comprends pas ces mots. Si quelqu'un un jour les comprends. J'aimerais bien qu'il m'apprenne a les comprendre. Je ne suis après tout, que le gamin a qui l'on a confié le trône de ce désert, n'ayant même pas reçu une bribe d'éducation.
La seule chose que je retiens de tout ça. C'est que grandir dans la solitude, même quand on croit bien réussir. Ce n'est pas une vraie croissance. C'est un jeu de survie sans aucune putain d'issue.
Salut.
Ca y était.
Ca y sera.. Peut-être.
En réalité. Je ne sais pas si ces mots seront lus. D'un côté. Je ne vois pas qui pourraient-ils intéresser. D'autre part. Je n'ai jamais eu de conversation et je crois ne jamais être capable, au grand jamais d'en avoir. Donc. Faisons comme si il s'agissait d'un journal. Un journal avec tellement de pages manquantes que même quelqu'un ne sachant pas lire pourrait le comprendre. Le néant. Un néant amer.
Je vais donc jouer au jeu de la double personnalité, comme ça peut-être lirais-je moi même ces quelques mots.. Double personnalité. C'est stupide mais au final j'ai cette sale impression que ce néant dont je voudrais parler ne fait pas que m'entourer. Mais est clairement en moi. Je ne comprends plus mes propres ressentis. Je suis un oursin. Pour les autres. Pour moi. Et encore. Les autres. Qu'est-ce ? Je me contrefous de plus 99,99% des personnes que je croise fréquemment. Les autres au final, bien que désignés par ce terme très limité, sont les personnes pour qui j'ai un minimum d'intérêt. Pour qui je peux modifier ma façon d'être. Ou que je peux en tout cas vouloir faire l'effort d'essayer de changer.
Je suis nul en adaptation. Et surement peut-être en général. C'est une constatation tragique mais. Au final. Toutes ces protections que je me suis acharné á construire autour de moi n'ont créé que l'effet inverse escompté. A vouloir m'auto-maitriser, j'ai pensé pouvoir repousser et faire taire ce silence oppressant qui règne en moi. Au final. En m'enfermant dans ces protections. Je n'ai fait que créer un vent bien plus fort que je ne pensais pouvoir un jour imaginer entendre hurler en moi. Tout cela pourquoi ? Me retrouver seul en face de moi-même. Une fois de plus. Sans voix. Sans mot. Avec cette sensation trouble de me rapprocher de celui que je dois être réellement. Quelqu'un de paumé. Capable de montrer un chemin aux autres. Mais soi-même trop perdu pour être capable de l'emprunter, et de m'enfuir aussi de ce désert dont je suis le roi. Le roi du Néant.
Je crois que je touche le fond. Totalement. Mais cette fois-ci. Pas question de trébucher, pour me dire que du tchernobyl ou je ne sais quelle autre merde pourrait faire passer le temps à mon esprit perdu. Je suis paumé. Mais si je dois retrouver mon chemin. Je le ferais seul et sans aucune substance douteuse ou même une autre personne. Je suis incapable de rendre heureux. Je joue avec mes propres sentiments. Alors de quel droit pourrais-je espérer mériter ceux d'une autre personne. Je suis mon pire démon. A vouloir trop réfléchir pour tout ce qui m'entoure, j'ai perdu toute construction rationnelle à mes réflexions. Je ne sais plus depuis trois ans qui je suis. Je ne me comprends pas. Tout ce que j'ai pu vivre, du plus agréable (que j'ai vécu avec sûrement la personne que je trouvais le plus unique en son genre -le genre attirant par le fait que l'on ne comprend rien en cette personne, créant ainsi une attraction folle, par le simple fait de vouloir la comprendre-) au plus désagréable (la vie en général, avec toutes les personnes qui ont pu y participer) me hante. Chaque seconde. Comme si je la revoyais. Cette image masquée qui m'est totalement propre. Ce moi, qui me frappe de souvenirs. Cette pièce blanche dans laquelle inlassablement, je me faisais tuer, par cette femme qui n'était au final que la représentation la plus brute de mes sensations et de mes sentiments. Tout me tombe dessus. Le sol s'effondre sous moi. Les plafonds qui se trouvent au-dessus de moi n'ont même plus la décence d'avoir une échelle raisonnable. Je me retrouve là, encore une fois, face à cet océan. Assis sur le rebord de cette même falaise. A regarder cette immensité incompréhensible, qui stagne.
Mais c'est ainsi. Même la, alors que je n'écris qu'à moi. Je suis incapable de me retrouver dans cette apocalypse de pensées plus décousues les unes que les autres. Même lorsque je repense a ces années durant lesquelles j'avais sa main dans la mienne. Même quand je ressentais le bonheur, moi qui n'y croyait pas. J'avais peur. Peur de tout perdre. Peur que j'en sois le responsable. Et bien voilà. A chasser le naturel, on ne fait que le faire revenir plus puissant et plus virulent. Je ne comprends pas quel est ce poison qui peut ainsi me ronger les veines. Pourquoi personne ne peut me dompter. Qu'est-ce qui me rend insaisissable.. ? J'aimerais au final que quelqu'un musèle cet animal qui hurle en moi. Ou que l'on me délivre de ce désert dans lequel j'ai cru bon de m'enfermer. Ma force était ma colère et ma peur des autres aiguisait cette lame que je m'auto enfonçait dans la poitrine. Comme si je voulais moi même m'arracher ce truc qui bat et qui me fait au final souffrir. Je pensais pouvoir y résister. Je pensais que les sentiments ne venaient que de l'âme. Je me plantais royalement. A force de croire ça. Même mon corps me fait la gueule. Ne serait-ce que lorsque que mes mains s'entre-frictionnent. Elles me rappellent la douceur et la chaleur d'une peau unique. C'est une mutinerie...
Je ne croyais pas au bonheur. Mais je désirais plus que tout pouvoir y goûter. Cependant. Ce corps qui est mon armure, et cette âme qui anime mon armure... Aucun des deux ne semblent m'appartenir. Je ne comprends rien. Je n'ai jamais appris à comprendre. On ne m'a jamais appris à comprendre. Je ne sais même pas qui écrit en ce moment. Ma tete ? Mon âme ? Mon coeur ? Une expression ? Un sentiment ? Bordel.
Un flot de sensations troubles. Un flot de questions sans réponse. Le Néant.
Au final. J'ai beaucoup écrit. Pour ne rien dire. Ou alors, cest que moi-même je ne comprends pas ces mots. Si quelqu'un un jour les comprends. J'aimerais bien qu'il m'apprenne a les comprendre. Je ne suis après tout, que le gamin a qui l'on a confié le trône de ce désert, n'ayant même pas reçu une bribe d'éducation.
La seule chose que je retiens de tout ça. C'est que grandir dans la solitude, même quand on croit bien réussir. Ce n'est pas une vraie croissance. C'est un jeu de survie sans aucune putain d'issue.
Salut.
mercredi 14 janvier 2015
Toi, ma Reine de Coeur.
Mon Ange..
Il y a de cela quelques jours, nous rajoutions à notre cocon une année supplémentaire de formation, de partage, d'amour... Ce cocon qui d'année en année, aura vécu, aura grandi, aura subsisté, aura perduré..
Lové contre toi, je perds mon esprit, se liant avec le tien, ne faisant plus qu'un. Nos yeux se mélangent, nos lèvres se chevauchent, nos mains se nouent, et nous, nous nous enlaçons, nous nous enlaçons toujours, peu importent les saisons et les climats qui sévissent durant ces instants de bonheur, où je peux enfin ne penser qu'à toi. Où le monde extérieur n'existe plus.
Là se crée ce fossé, cet espace dans lequel je vis en t'ayant auprès de moi, mais en étant très loin de tous ces facteurs nuisibles nous entourant. Je respire le même air que Toi, partageant avec gourmandise ma chaleur, te transmettant ces flux d'énergie qui traversent mes veines, je vis en toi, sous la lumière apaisante d'une tendre Lune qui nous surveille, nuit après nuit, dans la crise ou dans le sourire..
Car oui, cette année ne fut pas notre plus simple, nous avons croisé moult tourments, nous dissociant, mais comme tu le disais si bien, nous rapprochant par la suite, de façon plus intense, plus intime et plus sentimentale. Nous vivons des fleuraisons perpétuelles, afin que de chaque crise et fanaison renaisse un bourgeon plus beau et plus pur que le précédent, nos pétales fanent mais jamais ne tombent toutes en même temps. Notre bourgeon reste là, prêt à fleurir de plus belle. Au gré de vents chauds et d'amour cristallin.
Cela faisait trois ans cette année. Cependant qu'importent les années quand notre amour lui, vit sans compter les jours, ni les mois, ni les années. Je te souhaite un joyeux anniversaire Amour de ma Vie. T'entourant de mes bras et de leur chaleur, t'embrassant de mes lèvres malicieuses et te caressant les hanches de mes doigts tendres.
Je t'aime, encore joyeux anniversaire, ma Claire..
mardi 28 octobre 2014
Au-delà des rêves.
Un
jour...
J'ai rêvé, que la terre allait changer.
J'ai rêvé que nos idéaux allaient se perdre dans un vortex fou, balayant tout. Cette certitude insurmontable. J'ai rêvé qu'une fois de plus mes veines allaient éclater. Sentir une dernière fois les rayons du Soleil, réchauffant un de mes yeux. L'autre se perdant dans les nuages, dans cette nuit infinie, qui, tourmentée entre cauchemars et rêves, nous fait tanguer entre bonheur et malheur. Une nuit qui tantôt, nous berce, tantôt nous fait chavirer du lit.
Ce rêve, n'est rien de plus qu'un souffle de mon sub-conscient. Qu'un alizé dans un désert de pensées, qu'une brise dans une fournaise sans limite.
Chaque nuit je suis cet étranger, qui se noie dans son propre océan.
Cette falaise, je la vois chaque nuit, chaque soirée je suis là, la main dans la tienne, et quand je vois ton visage je sais que ce n'est rien de plus qu'une image que je me fais de mon idéal. Chaque nuit, je tombe de ce précipice. Chaque nuit, ma tête s'écrase contre ce rocher, ne faisant plus que de moi une goutte de cet océan.
Tu le vois, ce rêve, si morne, si bref, cette illusion, qui me berce, à laquelle j'ai pris goût. Chaque matin.
Cette mélodie retentit, celle qui me rappelle que tout était un rêve. Et qu'il faut que je m'en échappe. De cette imagination maladive...
J'ai rêvé, que la terre allait changer.
J'ai rêvé que nos idéaux allaient se perdre dans un vortex fou, balayant tout. Cette certitude insurmontable. J'ai rêvé qu'une fois de plus mes veines allaient éclater. Sentir une dernière fois les rayons du Soleil, réchauffant un de mes yeux. L'autre se perdant dans les nuages, dans cette nuit infinie, qui, tourmentée entre cauchemars et rêves, nous fait tanguer entre bonheur et malheur. Une nuit qui tantôt, nous berce, tantôt nous fait chavirer du lit.
Ce rêve, n'est rien de plus qu'un souffle de mon sub-conscient. Qu'un alizé dans un désert de pensées, qu'une brise dans une fournaise sans limite.
Chaque nuit je suis cet étranger, qui se noie dans son propre océan.
Cette falaise, je la vois chaque nuit, chaque soirée je suis là, la main dans la tienne, et quand je vois ton visage je sais que ce n'est rien de plus qu'une image que je me fais de mon idéal. Chaque nuit, je tombe de ce précipice. Chaque nuit, ma tête s'écrase contre ce rocher, ne faisant plus que de moi une goutte de cet océan.
Tu le vois, ce rêve, si morne, si bref, cette illusion, qui me berce, à laquelle j'ai pris goût. Chaque matin.
Cette mélodie retentit, celle qui me rappelle que tout était un rêve. Et qu'il faut que je m'en échappe. De cette imagination maladive...
lundi 20 octobre 2014
Sous les nuages de ton absence.
Je ne peux pas. M'endormir m'est impossible. Je revois et repense encore à tous ces instants, où tu es là, avec et pour moi. Nous échangeons, dans le souvenir, dans le cauchemar, dans la résolution, dans le rêve, dans l'extase. Je ne peux pas fermer les yeux alors que je ne sens pas la pression de ta nuque sur mon bras gauche, je ne peux pas m'endormir paisiblement alors que je ne peux pas palper les battements de ton cœur contre ma peau.
Oui, dormir sans toi est une réelle épreuve, à tel point que ce soir, malgré une première tentative, j'ai fui la possibilité dans laquelle j'arriverais à fermer les yeux pour les rouvrir demain matin, comme si une seconde microscopique s'était écoulée, comme si la nuit n'était qu'une étape insensée dans une journée normale, se résumant à abandonner pendant quelques heures tout ce que nous possédions. Non, il n'en est rien de cela.
Plus la nuit que n'importe quand, ta présence m'est indispensable. Il ne s'agit peut-être que de quelques heures où nos corps inanimés sont simplement réunis sous une même couverture, partageant nos centimètres carrés respectifs de peau l'un avec l'autre. Cependant, cela ne s'arrête pas à cela. Il ne s'agit pas que d'un simple moment où nous pourrions être inconscients.
Ta présence est une mélodie à mes oreilles, un océan de couleurs à mes yeux, un tapis de coton duveteux à mes doigts, un régal pour mes lèvres. J'évolue et change à ton contact. Je rêve, lorsque la nuit, ta tête est blottie au creux de la mienne, là, entre mon épaule et ma chevelure. Mon cœur se repose, battant un rythme complémentaire au tien, mes poumons vibrant avec la même élasticité que les tiens.
Je suis heureux au petit matin, d'ouvrir les yeux pour avoir en face les tiens, ouverts ou bien encore fermés, malicieux ou embrumés par le réveil. De sentir sous mes mains tes hanches chaudes, ta peau brûlante, tes étreintes ardentes. Il ne serait pas suffisant de décrire ton absence comme un simple vide. Un vide aurait pu être là avant l'origine du monde, avoir une place bien fixe, un rôle indispensable, mais ton absence à toi, n'est pas un simple vide, qui se re-remplit à chaque fois que je te vois. Non, il s'agit bel et bien à chaque fois de la perte d'une moitié complète d'un édifice qui ne saurait tenir sans l'autre. Et, toutes les fois où je ressens ceci, tu n'imagines pas à quel point tu me manques. A quel point je ressens le besoin de me sentir entier pour mieux fermer les yeux.
Cette absence est affreuse et cruelle. Sa violence est le silence, son agression est redoutable quand tu n'es plus dans mon champ de vision. Je ne sais pas comment, tu pourrais encore imaginer être remplaçable ou bien oubliable, alors que le simple fait de ne pas pouvoir être près de toi est un supplice. Tous petits on nous enseignait à ne pas oublier que bien que quand quelqu'un disparaît de notre champ de vision, il ne disparaît pas totalement. J'ai beau avoir cela en tête, je ne peux me résoudre au fait que bien que je te sens toujours près de moi, je ne peux me pas me passer de t'avoir près de moi. De te regarder dormir, de te sentir bouger durant la nuit, de devoir te surveiller et faire attention à toi. Je ressens tout cela comme des besoins.
Sache que ton absence, est bien plus douloureuse que toute autre douleur. Je t'aime et tu me manques. Infiniment, chaque seconde passée sans être à tes cotés. Je t'aime. Sans limite d'heure.
mercredi 15 octobre 2014
Tout bourgeon éclot..
" Leylanorah,
A l'image d'un bourgeon qui après quelques rayons de soleil finit par dévoiler une fleur magnifique, ou à l'image d'un printemps frais balayé par des brises fraîches toujours suivi d'un été chaud. Je suppose que neuf mois de grossesse ne pouvaient que m'offrir une telle merveille.
Neuf mois, ne sont pas qu'une simple épreuve, il s'agit d'une véritable dimension à part entière, une dimension où tout change. Toi, moi, tous les gens nous entourant. Neuf mois où ton petit ventre mou a abrité l'alliance de nos deux âmes et corps. Une alchimie magnifique, dévorant l'amour comme son aliment préféré. Toutes ces paroles murmurées près de ta peau, tous ces massages, malaxant tendrement les alentours de ton nombril. Toutes ces heures à surveiller la croissance d'un bébé.
Je n'aurais pas imaginé l'impatience que pouvait engendrer ces neufs longs mois d'attente. L'impatience d'entendre a six mois que ce bébé, encore de genre inconnu, se révèle être une fille. Une fille. Petite, fragile, qui aura besoin de protection, de tendresse. Trois mois, étant bien plus longs que les six premiers.
Puis l’événement fatidique, le jour-J, où tu donnas naissance à cette enfant sublime. Trois minuscules poils blonds sur le dessus du crâne, deux grands yeux bleus-gris. Une voix à faire trembler les murs de l’hôpital, mais cette frimousse adorable, espiègle. Je la revois saisir pour la première fois ta poitrine de ses petites lèvres, la première fois que j'aurais à la partager. Je me souviens aussi de ses fins doigts, Essayant d'agripper ma peau, essayant de saisir un centimètre carré de la chair dépassant de mes épaules, l'y amenant en la maintenant dans mes bras.
Nous souriions, le fruit de notre amour et de notre bonheur désormais, gigotait devant nous. La petite Leylanorah rampait partout, dormant énormément, souriant à volonté. Ses yeux commençaient à se refermer un peu, elle avait ta malice, tes grimaces, elle avait ma tête brûlée, mon appétit, nos facilités, notre imagination. Une vraie petite Princesse-monstre. Vint ses premiers mots, ses premières dents, les premières nuits de forte colère où il fallait se pencher au dessus d'elle pour la calmer, ou lui chanter des chansons en l'endormant entre nos deux corps chauds. Cependant, elle n'allait pas passer sa vie en chenille.
C'est un matin après quelques centaines d'essais, qu'elle réussit à quitter son lit, pour rejoindre notre chambre, et lâcher un adorable : "Papa, maman, j'ai faim." Bien que cette fois-ci le réveil fut délicat, elle n'eut malheureusement pas cette habitude très longtemps. Avec l'école, vint son enjouement, cette explosion qui réveilla de plus belle son espièglerie, la forçant a désormais, tous les samedis matin, sauter sur notre lit pour nous réveiller, en nous chevauchant tour à tour, te faisant froncer les sourcils la priant de te laisser dormir. Ah... Si puisse-t-elle ne pas avoir hérité de mon sommeil court et rapidement régénérateur... Même moi, je commençais à nécessiter un peu plus de sommeil...
Elle avait désormais un sourire plein de dents, savait compter, lasser ses chaussures, lire, écrire, utiliser les mathématiques. Elle grandissait inexorablement vite. Elle était blonde et avait finalement des yeux verts, en amande. Nous ne la voyions plus grandir. Tant elle changeait rapidement. Son anniversaire à deux chiffres venait d'arriver, elle changeait d'école. Ses résultats scolaires et sa maturité nous rendaient plus que fiers d'elle. Bientôt elle allait commencer à faire des exploits sportifs au tir à l'arc, t'impressionnant mon épouse, te redonnant même goût à vouloir retourner au tir. Cependant nous commencions à vieillir. Tous les exploits sportifs d'avant n'étaient plus aussi accessibles pour nous.
Mais elle grandissait continuellement, s'épanouissant, nous surprenant par sa culture acquise année après année. Elle eut son premier petit ami... Un vrai désastre, le pauvre était le premier à se frotter à notre famille. Le premier soir à table, le pauvre était tellement terrifié par nos attitudes qu'il n'arrivait pas à parler convenablement, même pour manger il avait du mal... Nous souhaitions qu'il soit le bon, peut-être était-ce un peu dur pour un premier amour. Mais nous le savions, nous savions ta mère et moi qui allait pouvoir être de confiance. Nous avions fait des efforts par la suite. Beaucoup même, la fois où il nous demanda la permission pour t'amener au cinéma. Puis la première fois qu'il vint à la maison. Découvrant notre étrange quotidien, nos origines, nos prouesses, nos personnes. Mais il fallait s'y faire, ta mère et moi devions nous y faire.
Cependant, trois ans passèrent. Elle venait d'avoir son bac, avec les félicitations du jury, nous étions si fiers que notre fille fasse ce que nous n'avions pas pu atteindre. Des objectifs plein la tête, toujours le même copain. Tes premières grandes sorties, nos premières angoisses en te voyant partir pour plusieurs semaines, on ne sait où. Nous connaissons les différents milieux où se retrouvaient les jeunes : teufs, bars, soirées étranges, boîtes. Nous savions quels en étaient les dangers, elle aurait peut-être pu nous ménager tout de même.
Puis vint la première grande crise, que ta mère dut gérer avec des pincettes. Sa première rupture. Sa première petite dépression, la plus importante de toute surement. Puis elle se remit sur pied, et bientôt elle partait de la maison pour aller vivre dans un petit appartement en ville afin de continuer tes études, loin de nous pour la première fois. Loin du cocon familial, loin de ses limites, le fruit de notre bonheur quittait le nid, pour s'envoler comme une grande. Nous avons mis du temps avant de nous faire à ne plus te voir réveillée en même temps que nous pour aller au travail ou à l'école, ne plus te voir partager nos repas du matin et du soir.
De graine, le bourgeon s'est épanoui, pour qu'en éclose une fleur, qu'un oiseau finira par transporter dans le ciel et ainsi lui permetrte d'atteindre son apogée de croissance.. "
Nous espérons ta mère et moi, que tu t'es bien installée. Et nous t'aimons, n'oublie pas de nous donner des nouvelles. Nous t'embrassons. Tes parents qui t'aiment.
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