dimanche 27 mai 2012

Aux portes du Styx.



 Les années passent, l'Europe a poussé. Passivement, les passagers et les passants traversent les espaces sans limite des Terres Internationales.

 Nos drapeaux étaient bleu, les étoiles l'éclairaient. Les peuples souriaient, les frontières s'ouvraient.
 Les peuples crurent un instant marcher dans la même direction. Ils espérèrent quelques années que le chemin tracé serait respecté. L'Utopie Européenne. Une illusion fondée sur des espoirs de changement. Des marches citoyennes qui donnaient à croire que l'harmonie serait le maître-mot de cette communion populaire. Les armes étaient abattues, les fleurs jetées sur les sentiers de l'avenir.


 Cet étendard de fierté et de puissance trôna quelques décennies sur les couronnes démocratiques des pays de l'Union. Mais l’insatisfaction naissait. Les peuples n'avaient plus la même foi qu'au précédent. Les désaccords économiques et politiques ravageaient les beaux discours. Les fleurs maudites allaient éclore.


 Était-ce le destin du Monde, de cet équilibre, de cet Ordre instable ? Les révolutions culturelles et politiques ne cessaient de faire rage dans les Etats. Les larmes de haine coulaient, les armes de peine crachaient.

 Tous le savait, la Grèce fut le premier pas de cette longue marche furieuse qui anima les vingt années suivantes les peuples de l'Europe. L'insurrection fit trembler les murs et les rues de toutes les cités européennes. Les grosses légumes cessèrent de regarder tomber les cadavres enroulés dans des drapeaux de l'Europe. Les populations se réveillèrent. Les affiches du "NON" furent brandies une fois de plus.

 Là où les marches passaient, les fusils se dressaient face à elles. Jamais on n'avait pu voir ce phénomène là. Des kilomètres d'humains, qui effectuaient un pèlerinage de plusieurs milliards de pas. Les sifflements et les chants illustraient cette atmosphère furieuse et belliqueuse.

 Qui aurait pu un jour penser, que ces marches de guerre, allaient conduire à la Troisième Femme. Celle qui s'enroule dans des draps noirs et rouges. Celle dont les mains sont prises par l'ultime voix du Peuple. Jamais personne n'aurait pu se dire que la Fée s'écroulerait sous une troisièmre Guerre Mondiale...

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