dimanche 15 avril 2012
Face aux doutes, je suis en déroute...
Le ciel étoilé, plein d'idées, me transmet toujours des envies. Face à une feuille blanche, je prends une grande bouffée d'air gelé. Comme une lame affûtée, j'élance ma plume. Elle ricoche sur le papier. Mes mots ne prennent pas. Je doute, je ne sens plus mon sang arborant mes doigts. Le stylo m'échappe. Que m'arrive-t-il... ?
Je suis saisi d'une nouvelle peur, celle de ne pas savoir, celle de ne pas plaire. Dans ma tête, les lettres s'alignent, s'allongent. Je suis un frêle esquif, qui, face à l'océan, doute de réussir à surmonter les vagues à "l'âme". Je suis cet étang serein, qui d'une feuille légère, voit son équilibre rompu, troublé. Toute ma concentration et ma préparation viennent de s'envoler.
La nuit vient de s'emparer de mon esprit. Mes idées étoilées, viennent de fuir, de peur d'être dévorées. Ce doute, me saisit par le col, et me plaque au sol. J'ouvre les yeux, je regarde une dernière fois ce ciel luisant. La lune d'un bord, le soleil de l'autre, les deux plus beaux joyaux éclairent mon âme.
Ma plume vient à moi, une main enfouie dans les cheveux, l'autre oscultant le papier sec. Le doute, cette pénombre gênante, voilant la plus belle des nues, s'emparant de nos esprits... Il faut la combattre.
Nos idées, nos étoiles, nos pensées, elles rayonnent en nous. Je ne veux plus avoir peur, je ne veux plus sombrer dans cette crainte.
Lame à la main, j'engage le duel avec le doute. Nous nous devons d'empoigner cette timidité, de repousser les craintes. Pourquoi douter avant de publier, pourquoi craindre avant d'affronter ?
Le doute nous démotive. Il nous effraie. Il ne vient pourtant pas de ce ciel que je regarde, que j'étudie, que j'analyse. Il ne peut pas venir de ces joyaux qui scintillent dans nos yeux.
Une seconde fois, je saisis ma plume, j'affronte cette feuille vide, je plante ma lame en elle. Les courbes s’inscrivent, les formes se dessinent. Mon âme s'écrase sur ce néant, le doute se balaye, même les erreurs seront belles. Le blanc devient couleurs, ce silence devient un brouhaha.
Quand je pense qu'à cause d'un doute... J'aurais gardé tout cela en moi... Avoir foi et confiance en ses idées n'ait pas un défaut... Mais un prédateur redoutable du doute...
Ne doutons plus, élançons-nous. Ne craignons plus rien. Nos idées sont nos plus belles armes, ne les laissons pas s'émousser à force de ne pas les utiliser...
Doute quand tu nous tient...
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