mardi 10 avril 2012

Il faisait froid.


 Ce jour-là, il faisait froid sur mon Monde.
Monde dur, impersonnel et cruel..
Cruel comme la nuit sombre de l'Hiver.
Hiver rigoureux, la famine fait rage.

Rage empare les peuples, empare mon âme.
Âme damnée, condamnée, pressée...
Pressée tel ton coeur dans ta poitrine..
Poitrine angevine, attire le regard, attise les sens.

Sens désorientés, malmenés, blessés.
 Blessés, comme cet enfant qui court dans le noir.
 Noir qui le dévore, qui l'engoutit, petit à petit.
Petit comme l'espace libre dans mon crâne.
 Crâne rempli de nocif, de poison.
 Poison agréable, imaginatif, instructif, une mélodie.
 Mélodie sanglante, rythmée par les aller-retours d'une lame.
 Lame qui s'émousse qui se brise, qui se lamente, lame fragile.
Fragile comme une sensation, comme l'équilibre de l'eau. 



 Eau trouble...
Troubles mes sensations.


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