mercredi 11 avril 2012

Il faisait chaud, les idées volaient...


 Les cigales murmuraient dans les arbres, rompant le silence apaisant d'un calme sans limite, il faisait chaud, l'air sec mais balayé par un vent frais, faisait s'envoler les coeurs, les esprits sifflaient heureux dans le ciel près du soleil.
 L'éclat cristallin d'un ruisseau argenté fut brassé par des rides aqueuses. Le jean retroussé, les cheveux attachés, les bras nus... Une silhouette venait d'arriver dans cette espace de paix.
 Retirant le peu de vêtements lui restant, la forme s’immergea dans l'eau fraîche de cette petite rivière. Laissant le froid saisissant inonder sa peau brûlante. Les rayons du soleil lui réchauffaient le corps tandis qu'elle s'adonnait au plaisir d'une baignade sauvage.

 Une chevelure dorée se posa sur la berge. S’accommodant de quelques touffes d'herbe comme d'un oreiller tendre et frais. Levant les yeux au ciel, noyant son regard dans l'immensité bleue. La jeune fille, laissait toutes ses pensées s'envoler. C'est bien pour ça qu'elle était là. Elle voulait échapper aux murs ternes d'une salle de courte, où l'atmosphère y est pesante, où ses idées se bloquent sur une feuille. Elle souhaitait vivre et rêver, sous un doux soleil. Loin de ces classes tristes et mornes, où les esprits sont séquestrés.

 Elle avait ainsi décidé de fuir cette prison, où les idées se fanent, où les rêves se ternissent. Elle s'était élancée, prenant son sac d'une main, traversant les routes goudronnées, dépassant les fougères et arrivant face à cette rivière.

 Pour elle c'était ça sécher les cours, quitter un emprisonnement. La silhouette féminine ne faisait qu'un avec l'eau, ses iris bleus étaient en symbiose avec le ciel. Sa voix se perdait dans son crâne, tant le soleil chaud faisait éclore les bourgeons d'imagination en elle... Le temps passait sans limites, pas d'horloges qui attirent les yeux, juste le vent qui souffle les feuilles sèches, les faisant danser devant ses yeux ébahis.

 L'école buissonnière... Elle nourrit notre désir de fuir, elle inonde notre âme d'idées de liberté...

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